La chapelle royale

La tour de londres

La chapelle royale

Maintenant dirigeons nous sur la droite, après l’entrée, où s’ouvre un escalier à vis très étroit et très raide qui monte jusqu'à la chapelle.

Au sommet de l'escalier, nous débouchons directement au fond de la chapelle royale, la chapelle Saint-Jean l'évangéliste.
De proportions importantes, cette chapelle occupe tout un étage de la grosse tour d'angle. Voyez comme ses lignes sont très pures et très simples. Elles sont couvertes par une voûte en berceau continu. Levez les yeux sur cette voute : elle a la forme d’un demi-tonneau et c’est une caractéristique du style Roman. Quant aux décorations, il n’y en a presque pas : les seuls motifs décoratifs sont les chapiteaux carrés en haut des colonnes au décor végétal très simple. Au 12e siècle, quand elle fut érigée, cette chapelle devait être peinte. Un panneau sur le mur du fond vous la montre d’ailleurs avec son décor alterné de pierres peintes en rouge et blanc. Cela dit, même ainsi, l’atmosphère qui s’en dégageait était celle de la simplicité et de la pureté. De plus, il y régnait une certaine pénombre, car les fenêtres que vous voyez à droite ont, pour la plupart, été percées plus récemment. En fait, seul l’autel devait être nimbé d’une certaine lumière qui passait par ces ouvertures à l’est. Il faut avouer que c’était assez classique à la période romane. Comme on n’osait pas trop faire d’ouvertures de peur que les murs ne s’effondrent, les rares qui étaient faites étaient réservées à l’autel. Sinon, retenons que cette chapelle privée royale fut le témoin muet de beaucoup d’événements importants de la vie familiale des rois d'Angleterre. Pour exemple : on y exposa le corps de la reine Elizabeth Tudor, épouse d'Henri sept après sa mort en couche. C'est là également que furent célébrées les fiançailles de la fille d'Henri huit, Marie, avec le roi d'Espagne Philippe deux en 1554.


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