Les joyaux de la couronne

La tour de londres

Les joyaux de la couronne

En suivant toujours le parcours de visite, remontons au premier niveau pour sortir de la tour. La sortie se fait du côté opposé à celui par lequel nous sommes entrés.

Nous débouchons dans la cour qui fait face au bâtiment où sont conservés les joyaux de la couronne. C'est là que nous nous dirigeons maintenant. Vous remarquerez que nous sommes sortis à un niveau supérieur à celui par lequel nous sommes entrés. Quant au bâtiment ver lequel nous nous dirigeons, il a été construit au 19e dans un style néo-médiéval pour s'harmoniser avec l'ensemble de l'édifice. Mais, tout en marchant, revenons aux bijoux : ils sont présentés au public depuis le 17e siècle. Puis, au cours des siècles, des pierres extraordinaires sont venues enrichir le trésor des rois anglais et n'ont cessé de faire rêver les hommes. Le diamant le plus célèbre du trésor est le « koh i noor ». Nous vous raconterons son histoire fabuleuse quand nous y serons. Même si vous n’êtes pas très bijoux, ce serait dommage de ne pas y jeter un œil car cet ensemble est unique. Cela dit, bien sûr, à tout moment, si vous souhaitez visiter les bijoux de la couronne à un rythme plus rapide en vous dispensant de nos commentaires, c’est possible. En ce cas retrouvons-nous directement à la sortie du bâtiment et au chapitre intitulé : la tour St Martin. Entrons maintenant dans l'édifice. Avant d’atteindre les joyaux, il nous faudra traverser trois pièces qui servent à la régulation de la circulation à l'intérieur de l'édifice. Entrons dans la première salle.

La première salle sert de hall d'entrée. Vous voyez qu’elle est décorée de stalles en bois qui courent le long des murs. Sur le dossier de chacune d'entre elles, le nom de tous les rois qui ont fait l'histoire d'Angleterre. Ils y sont tous, depuis les débuts de la royauté. Passons à présent dans la seconde salle.

Un portrait officiel de la reine Elizabeth nous accueille et une vidéo en continu nous retransmet sa cérémonie du couronnement en 1953.

Continuons notre progression. Dans le passage qui relie cette salle à la suivante sont présentés deux portraits officiels, en pied, de rois d’Angleterre, en habit de sacre, vêtus d'une cape d'hermine et arborant médailles et décorations. Passons dans la salle suivante.

Ici, et dans la salle attenante, deux autres vidéos nous présentent en gros plan les différents joyaux qui composent le trésor de la couronne. On y voit la couronne de saint Édouard et l'épée de l'État, les régalia c'est-à-dire les objets qui participent au sacre et qui symbolisent le pouvoir royal : ce sont le sceptre, la couronne, la main de justice. La boule surmontée de la croix s'appelle un orbe. La reine reçoit également un sceptre dont le pommeau est décoré d'une colombe. Cette colombe signifie bien sûr la paix: la couronne de l'État impérial avec le saphir de saint Édouard, le rubis du prince noir et la «première étoile d'Afrique» le plus gros diamant au monde appelé aussi le cullinan 2. Le cullinan fut découvert en Afrique du Sud au début du 20e siècle. Son poids total dépassait alors les 3000 carats. Offerte en 1907 au roi Édouard 7, la pierre fut taillée en neuf pierres par un joaillier d'Amsterdam. Les deux plus grosses sont venues orner les joyaux de la couronne. La plus importante fut placée sur le sceptre. Taillée en poire, elle pèse 534 carats. La seconde, taillée en carré pèse 317 carats et est sertie dans la couronne impériale.
Quant au diamant fabuleux qui orne la couronne du couronnement de la reine, il fut découvert au 14e siècle en Inde. On sait qu'il appartint au radja de malva. Son poids était alors de 186 carats. Au 16e siècle, dérobé par le grand Moghol, il demeura entre les mains des empereurs mogols jusqu'au 18e siècle. Il était alors serti sur le trône impérial. En 1739 Nadir Shah, de Perse, pille la ville de Delhi et s'empare du diamant par ruse. Voilà comment : ayant été informé que l'empereur avait caché la pierre dans son turban au moment d’être fait prisonnier, Nadir Shah l’invite à une fête. Prétextant une coutume locale, il suggère à l'empereur d'échanger leur turban. Ne pouvant refuser, l'empereur perd le diamant. Quant à l’issue de la fête Nadir Shah défit le turban il se serait écrié : « koh i noor » ce qui, dans sa langue, signifie : Ô!! Montagne de lumière!!. Bonheur de courte durée puisqu'il fut assassiné quelques années plus tard. Le diamant revient alors en Inde où les troupes d'occupations Britanniques le réclamèrent en dédommagement des frais de guerre. Le radja, contraint, le céda donc à la puissance occupante en 1849.
L’année suivante il est offert à la reine Victoria en l'honneur du 250e anniversaire de la compagnie des Indes orientales. Présenté à l'exposition universelle de 1851 au Cristal palace à Londres, il déçoit le public par son manque de brillance. La reine décide alors de le faire retailler. Ce qu’il va perdre en poids, 108 carat désormais, il va le gagner en lustre. Il est alors enchâssé dans la couronne des reines d’Angleterre. Après avoir été porté par la reine Victoria, il le sera par la reine Elizabeth mère de l'actuelle reine Élisabeth 2. Nous le verrons dans un instant. Continuons jusqu’à l'antichambre de la salle du trésor.

Dans cette salle sont exposés l’épée d'État, le bâton du couronnement surmonté d'une croix et le bâton de saint Édouard, ainsi que quatre épées de parade, différents blasons, remarquons l’épée dont le fourreau de velours rouge est décoré de bague dorée. Sa garde en or se termine d'un côté par une licorne, de l'autre par un lion couronné. C’est là l’emblème royal déjà vu à 2 reprises.


<< 21 - Le sous-sol de l’édi...         23 - La salle du trésor... >>

Sommaire complet du dossier :