La statue médiévale du sous-sol

La ville haute et la place royale

La statue médiévale du sous-sol

Ressortons maintenant dans le couloir, que nous reprenons vers la droite, jusqu’à hauteur de la deuxième porte à droite. Là, arrêtons-nous.

Prenons maintenant la porte à notre droite puis encore de suite à droite. Dans une petite salle, juste face à nous, nous verrons alors exposée une belle statue médiévale, protégée dans une vitrine.

Voilà cette statue, la seule qui ait été retrouvée dans les décombres du palais, bien que très abîmée. Elle provient de la grande salle de réception, que nous verrons plus loin, et faisait sans doute partie d’une série de figures d’apôtres qui en décorait l’intérieur. Sur la poitrine, nous voyons encore des traces des couleurs originales. Cette statue date du 15e siècle, époque à laquelle La Belgique était Bourguignonne. C’était une époque de splendeur et la grande salle du palais a été reconstruite à ce moment. Le personnage, sans doute un apôtre, tient un livre. Malheureusement, ses bras et sa tête ont disparu. Même mutilée, cette statue montre encore qu’elle fut une œuvre de grande qualité. Ce devait être un magnifique exemple de sculpture gothique. Ce qui est assez caractéristique de cette période notamment, c’est par exemple la beau drapé de la robe, avec des plis brisés en forme de « V », qui donnent le sentiment d’un tissu lourd et épais. Sans doute cette œuvre faisait-elle partie d’une série, qui devait représenter des personnages saints.

N’oublions pas qu’ici, nous sommes toujours dans le sous-sol de la chapelle. En revanche, juste à gauche de la statue, une brèche faite dans le mur donne accès à une rue qui longeait cette chapelle sur la gauche et qui descendait en direction de l’église Sainte-Gudule.

Et nous voilà dans une rue. Elle était connue autrefois sous le nom de rue Isabelle, du nom de l’archiduchesse Isabelle, qui gouvernait les Pays-Bas du Sud au nom du roi d’Espagne, au tout début du 17e siècle. Elle était très pieuse, et avait fait aménager cette rue pour accéder directement du palais à l’église Sainte-Gudule, église principale de la ville.
Imaginez bien sûr la rue à ciel ouvert. C’est l’architecte Guimard qui l’a fait voûter au 18e siècle, car il voulait y aménager des caves, sous la place. La rue descend vers la droite. Placez-vous de manière à être dans le sens de la descente. Imaginez ! A notre droite, le mur en brique est celui de la chapelle du palais. A notre gauche, le mur présente à la base une plainte en pierre, qui prend la forme d’un escalier, suivant la pente de la rue. C’est le mur d’un ancien hôtel particulier, l’hôtel d’OOgstraaten, du nom de la famille noble qui y habitait.

Nous pouvons descendre jusqu’au bas de la rue, qui finit en cul-de-sac. Les murs de briques qui la ferment au bout séparent notre espace archéologique du palais des Beaux Arts, situé en contrebas.


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