La petite pièce d’exposition du sous-sol

La ville haute et la place royale

La petite pièce d’exposition du sous-sol

Redescendons la rue, et prenons la première porte dans le mur de droite, portant l’indication « exit ». Là, nous trouverons un escalier moderne, qui est une sortie vers la place Royale. On ne va pas prendre cet escalier, mais on va plutôt suivre le parcours en tournant à gauche. Nous nous retrouverons alors à l’entrée de la petite exposition d’objets que nous avons mentionnée au début de notre parcours souterrain.

La salle à l’entrée de laquelle nous nous tenons présente différentes vitrines, dans lesquelles sont présentés différentes objets et oeuvres découverts ici lors des fouilles. En entrant, allons tout droit. Au fond se trouve une vitrine consacrée à la statue gothique que nous avons admirée tout à l’heure. Juste à gauche de cette vitrine se trouvent deux vitrines présentant différents objets de verre.

Lorsque nous regardons ces deux vitrines, on voit qu’elles forment un angle droit. Dans la vitrine de gauche sont présentés toute une série de vases à huile et à parfum, dans un beau verre translucide, dit verres « à la façon de Venise ». Ce type de verre blanc, production flamande, était inspiré des verres vénitiens. C’est une production de grand luxe, en petite quantité. Une fabrique de ce type de verre était installée près de Binche, non loin de Bruxelles.
Maintenant, regardons la vitrine de droite. Sur son côté droit, se trouve une bouteille en verre commun. Ce type de verre, également produit à Bruxelles à partir du milieu du 17e siècle, s’obtient en ajoutant de la potasse extraite de végétaux. La bouteille que nous voyons ici date du 18e siècle. C’est à cette époque en effet qu’a été inventé ce type de récipient, révolutionnant le transport et la conservation des liquides, notamment du vin. Eh oui, avant cela, il était essentiellement transporté en tonneaux.

Plaçons-nous maintenant de manière à avoir la vitrine des verres à notre droite. Sur le mur qui nous fait face alors, du côté droit, une vitrine présente la production de la majolique.

Voici ici quelques restes d’assiettes et de plats découverts au cours des fouilles. Le terme « majolique » désigne une faïence richement décorée et protégée par une glaçure, c’est-à-dire une vitrification. Cette technique a été importée d’Espagne, mais était déjà produite à Anvers au début du 16e siècle.
Au-dessus de la vitrine est reproduit un tableau de Piiter AArtsèn, un artiste flamand du 16e siècle, spécialisé dans les tableaux contenant des natures mortes. Dans le bas de ce tableau, à droite, sur la table, nous voyons une assiette au décor semblable à celui que nous voyons dans la vitrine.

Plaçons-nous maintenant de manière à avoir la vitrine des majoliques à notre droite. Sur le mur qui nous fait face, une vitrine est consacrée à des objets et décors découverts dans l’ancien parc du château, actuellement Parc de Bruxelles. A gauche de cette vitrine, vous trouverez la reproduction d’un tableau assez connu de Bruxelles vers 1664, Par Jean-Baptiste Bonnecroy. L’original se trouve au musée des beaux-arts.

Cette vue est assez connue, car elle montre Bruxelles à la moitié du 17e siècle. Ainsi, après avoir fait fonctionner votre imagination dans les sous-sols, vous pourrez vérifier ce qu’était la réalité.

Au premier plan, nous voyons les remparts de la ville. Ceci est pris depuis le Nord.
En haut de ville, à gauche, on voit les deux tours jumelles de l’église Sainte-Gudule, encore existante. Juste à droite de ces deux tours, les arbres indiquent l’emplacement du parc du palais de Bruxelles, c’est-à-dire de l’actuel parc Royal. Et, juste à droite de ces arbres, émerge un bâtiment de forme rectangulaire. C’est la grande salle d’apparat du palais, c’est-à-dire exactement l’endroit où nous nous trouvons.


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