Le monument de la grande cantatrice Maria Felicia Malibran

Laeken : le quartier royal.

Le monument de la grande cantatrice Maria Felicia Malibran

Nous allons maintenant prendre ce chemin 17, en gardant la tombe de Marie Pleyel sur notre droite. Une dizaine de mètres plus loin, un chemin part à droite. Nous le prendrons, et évoluerons alors dans la partie la plus romantique du cimetière, sous la frondaison des arbres. Nous marcherons jusqu’à ce que le chemin se divise en deux parties. Là, arrêtons-nous.

Voilà, le chemin se divise en deux branches, vers la droite et vers la gauche. Nous prenons la branche de gauche sur quelques mètres. Un petit chemin s’ouvre alors un tout petit peu plus loin à droite. C’est le chemin 11. Au bout de ce chemin se trouve le monument de la grande cantatrice Maria Felicia Malibran. Il porte le numéro de concession 15.

Nous sommes au pied d’un grand saule. Le monument de la Malibran se présente sous la forme d’une chapelle, fermée par une belle porte en métal ouvragé. C’est en fait un caveau. Observons l’intérieur de la chapelle à travers la grille. Nous y voyons une grande statue de femme, mains ouvertes. Est-ce la Vierge Marie ? Et bien non. C’est la cantatrice Maria Felicia Malibran dans un de ses plus grands rôles, celui de Norma, du compositeur Bellini. Mais l’ambiguïté avec la Vierge est sans doute voulue. Cette statue est l’œuvre d’un sculpteur important dans la Belgique du 19ème siècle : Guillaume Gééfs. Sur le socle de cette statue est gravé un petit sonnet du poète Alphonse de Lamartine :

« Beauté, Génie, Amour furent son nom de femme,
écrit dans son regard, dans son cœur, dans sa voix,
sous trois formes au ciel appartenait cette âme,
pleurez, terre ! Et vous, cieux, accueillez-la trois fois ».

Maria Félicia Malibran, une des grandes divas du 19ème siècle, était la fille du ténor espagnol Manuel Garcia. Elle triomphera à Naples, à Londres, à New York, à Paris, à Bruxelles aussi. Elle eut d’abord un mariage malheureux avec un négociant français, Eugène Malibran. Même après son divorce en 1835, elle en gardera toujours le nom comme nom de scène. Elle est en effet connue comme……… « La Malibran, ». Elle rencontra ensuite en Belgique le violoniste de Bériot. En 1836, au cours d’une promenade à cheval à Londres, elle fit une grave chute. Son pied était pris dans l’étrier, et elle fut tirée par le cheval sur une longue distance. Fort blessée, elle chanta quand même le soir même. Affaiblie, son corps ne supporte cependant plus les efforts de la scène. Invitée au festival de Manchester, un rappel particulièrement chaleureux du public la fait s’évanouir, et elle meurt quelques jours plus tard. Elle sera d’abord enterrée à Manchester, mais l’insistance de ses proches permettra de la ramener à Bruxelles. Sa tombe fut installée ici en juillet 1837.


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