L’Hôtel Chenizot 

Le charme de l'ile saint-louis

L’Hôtel Chenizot 

Continuons à avancer quai d’Orléans, jusqu’à la rue Budé. Arrivés à l’angle avec la rue Budé, tournons à droite et emprunterons la rue Budé jusqu’à la rue Saint-Louis-en l’Ile. Au bout de la rue Budé, prenons à droite dans la rue St Louis en l’île jusqu’à son numéro 54.

Vous êtes devant un hôtel de tourisme cette fois. Ici subsiste, encore visible, le jeu de paume du 17e siècle de l’île Saint-Louis, ou du moins sa charpente. Pour essayer d’en voir quelque chose, vous pouvez toujours aller à la réception demander une carte de l’hôtel. C’est une bonne entrée en matière. Ne vous laissez pas impressionner par l’affichette sur la porte vitrée. Rendons-nous ensuite devant le nº 51.

Nous sommes ici devant la façade rococo de l’hôtel Chenizot.
Il s’agit d’un hôtel du 17e siècle, le seul hôtel important construit dans la rue Saint-Louis-en l’Ile (en dehors de l’hôtel Lambert, qui est un cas à part, car il donne aussi sur un quai et sur l’une des pointes de l’île). L’hôtel a été transformé, à partir de 1719 par l’architecte Pierre de Vigny, en style rocaille, ou rococo, et doté d’un superbe balcon porté par des chimères –c’est à dire des dragons sculptés. Ce motif est alors en vogue. On le trouve à la même époque sous le balcon d’une maison de la rue Saint-Antoine, près du métro Saint-Paul. Observez la qualité des vantaux de porte et la lunette de bois sculptée qui les surmonte. Vous voyez encore des chimères ! Si la cour est ouverte (et elle l’est en général), entrons et allons voir le fronton arrondi du fond avec son curieux décor semblable à un éventail de plumes d’autruche. Remarquons autour de nous les différences de couleur entre les bâtiments d’origine, en pierre de taille ocre, et leurs surélévations plus récentes couvertes d’enduits. Au fond de la cour à droite, l’escalier a une belle rampe de fer forgé. Allons-y et au travers de la porte vitrée, amusons-nous à chercher la chimère.

Traversez maintenant le bâtiment du fond de la cour et allez devant les 2 galeries d’art. Elles occupent des bâtiments parasites situés sur une partie du jardin de l’hôtel d’alors : ce jardin était exceptionnellement grand, pour l’île Saint-Louis, car il allait jusqu’au quai d’Orléans. Il a été entièrement bâti. Quand nous nous retournons, le côté de l’hôtel que nous voyons est donc l’ancienne façade sur jardin. Qu’en reste-t-il ? Un assez beau balcon de fer forgé et un cadran solaire. Voilà. Maintenant, quittons l’hôtel Chenizot


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