L’autel de l’Eglise

Le chateau et le quartier de mirabelle

L’autel de l’Eglise

Regardez maintenant l’autel situé droit devant nous au fond de la niche du cœur.
Admirez comme les sculptures dorées de l’autel se détachent admirablement dans cette église entièrement blanche. Il semble que l’architecte ait souhaité ici insister sur cette partie de l’édifice. Cet autel est assez original. En effet, il n’est pas dominé par un grand tableau peint, mais uniquement constitué par un ensemble sculpté. Mais en quel matériau sont réalisées ces statues ? Il s’agit de bois recouvert d’une fine couche de feuilles d’or polies pour donner un aspect métallique.
Regardons bien l’autel. Il est tout ce qu’il y a de plus baroque !! le baroque, c’est pour simplifier l’utilisation de courbes et de contre-courbes ; c’est la théâtralisation des scènes. Ici, tout y est. Regardez tous ces anges : ils sont non seulement décoratif mais ils ont aussi un rôle : comme au théâtre !!. Tout d’abord, nous voyons la grande table encadrée à droite et à gauche par un bel ange en prière aux ailes déployées. Ensuite, il y a ces deux anges agenouillés devant un édicule doré et arrondi au sommet. Il recouvre le tabernacle, c'est-à-dire la boite en argent contenant le calice et les hosties nécessaires à la messe. Maintenant, regardez le fond de l’alcôve entourant la table. Il a été recouvert de marbre rouge de Salzbourg. Ce fond est presque architectural avec ses deux colonnes et son fronton arrondi. On dirait un mini monument antique. Il permet de faire ressortir les statues dorées planant au-dessus de la table. Levez les yeux pour admirer ces dernières. Nous voyons, se détachant sur des rayons dorés à gauche, le christ tenant d’une main sa croix et en face de lui à droite dieu le père encore une fois représenté comme un vénérable vieillard avec un magnifique manteau gonflé par le vent. Entre le Christ et Dieu, nous voyons une grande sphère symbolisant le monde sur lequel règnent le père et le fils. Admirez comme la composition se détache sur l’arrière-plan de marbre. Les sculptures semblent voler. Elles sont simplement attachées par derrière grâce à une structure invisible. Regardez au-dessus de cette composition, soit au milieu du fronton arrondi. Nous voyons la colombe du Saint-Esprit planer au milieu de rayons lumineux. Nous avons ainsi la Sainte Trinité à laquelle l’église est dédiée. Vraiment très théâtral et très baroque donc.
Ce bel ensemble en bois doré et en marbre fut réalisé au 18e siècle d’après un dessin de l’architecte Fischer von Erlach. Une véritable mise en scène de théâtre.


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