La coupole et la fresque de Giorgio Vasari

Le duomo : la cathedrale de florence

La coupole et la fresque de Giorgio Vasari

Dirigeons-nous à présent de nouveau vers le choeur afin d'avoir une vue d'ensemble sur la coupole.

Y êtes-vous? Bien, voyez-vous bien la coupole ? Alors observons la fresque qui décore cette vaste coupole. N'est-elle pas impressionnante par son immensité, mais aussi par sa monumentalité ? Les personnages semblent trop nombreux, trop près les uns des autres, trop grands aussi – certains font plus de 6 mètres de haut. Les couleurs frappent tout autant : les bruns s'opposent aux ors tout comme les ténèbres à la lumière, et l'Enfer au Paradis. Car oui, c'est bien du Jugement dernier dont il s'agit ici, et ce, sur 4000 mètres carrés.

Maintenant, nous allons parler de cette fresque. Alors : qui commanda cette œuvre ? Et bien, c’est le grand-duc de Toscane : Cosme 1er de Médicis. Il souhaite donner à Florence un Jugement dernier digne du plus grand des modèles, celui de Michel-Ange en la chapelle Sixtine à Rome, réalisé 30 ans auparavant. Un hommage donc à ce grand artiste florentin qu’admirait tout particulièrement Giorgio Vasari, l’auteur de cette fresque-ci. Cela dit, ce n’est pas comparable, comme vous pouvez le voir. Et notamment parce qu’ici et contrairement à la Sixtine, les personnages n’ont pas subi de déformations pour que le spectateur en contrebas ait une vision nette de la fresque. Regardez encore les personnages : ils ne sont pas harmonieux. Ils semblent ramassés sur eux-mêmes. 2 mots sur cet artiste –disons- moyen, qu’est Giorgio Vasari. IL était l’artiste officiel des Medicis et savait très bien peindre « sur enduit frais », « a fresco» en Italien qui donna le mot « fresque ». 2 mots sur cette technique : Sur un enduit frais, fait de chaux et de poudre de marbre, l’artiste applique, dans un premier temps, les cartons de préparation afin de pouvoir en inciser les contours à l'aide d'une pointe. Puis, dans un deuxième temps, il applique les pigments à l'aide d'un pinceau. Toute la difficulté étant de peindre suffisamment vite avant que l'enduit ne sèche. Et pour cela, une solution: n'enduire que ce que l'on pouvait peindre en une seule journée. La peinture «a fresco» demandait donc à l'artiste une parfaite maîtrise de cette technique. Giorgio Vasari la détenait. Il a passé les 3 dernières années de sa vie sur cette fresque et à sa mort en 1574, son travail fut repris pendant 5 ans encore par un certain Federico Zuccari.
Mais revenons à Vasari : c’est aujourd'hui un inconnu pour sa peinture, mais un écrivain illustre pour ses biographies d'artistes italiens de Giotto à Michel-Ange. L'un des premiers historiens d'art donc.


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