Le passage Marceau

Le marche aux puces de saint-ouen

Le passage Marceau

Nous sommes passés sous le pont et sommes maintenant au bord des marchés aux puces, au début de la rue Fabre. Traversons-la pour gagner la rue des Rosiers. Vous pouvez voir un grand panneau de couleur verte présentant un plan du Marché aux Puces. Restez sur le trottoir de gauche et avancez dans la rue des rosiers.
Cette rue, bordée des premières boutiques d’antiquaires est l’artère principale qui traverse le marché aux Puces et mène au centre-ville de Saint-Ouen.
Avancez jusqu’à la prochaine intersection, sur votre gauche. Là, à votre gauche, viennent deux rues : la rue Marceau et le passage Marceau. L’une rejoint la Rue Jean-Henri Fabre que vous avez traversée un peu plus tôt juste après le périphérique et l’autre débouche presque en face de vous. Au début de cette rue, en haut du bâtiment qui l’encadre se trouve un panneau indiquant « Passage Marceau » en lettres vertes sur fond blanc.
Un coup d'œil suffit pour apprécier le tracé plutôt chaotique de cette ruelle, mais faites-y tout de même quelques pas puis revenez au croisement avec la rue des rosiers tout en écoutant ce qui suit. Ce paysage est intéressant, car il est un bon exemple de l'aspect que devaient avoir les "puces du début". A la fin du 19e siècle, les premières installations de cabanes sont recensées et avec elles sont nées ces petites ruelles. En effet, dès 1880, on observe, dans cette zone, le début d’un marché à la ferraille et aux vieux chiffons qui réunit une bonne centaine de marchands. Mais c’est au début du 20e siècle que «Les Puces» prennent leur essor. Entre 1905 et 1914, la presse fait plusieurs reportages pittoresques sur ce qu’est le « Marché aux Puces ». Attirés par la curiosité du lieu, de plus en plus de Parisiens commencent à fréquenter les Puces conformément à la tradition de la promenade du dimanche qui se fait hors les murs. On voit alors sortir de terre de nombreuses échoppes en bois le long de l’avenue Michelet et autour du café « A Picolo », café qui existe toujours et dont nous vous parlerons plus tard. Ce sont pour l’essentiel des marchands de frites, des guinguettes, et des jeux organisés autour des déballages de marchandises. Entre les fortifications et les premières maisons de Saint-Ouen, on comptait déjà 150 à 200 chiffonniers qui vivaient dans des baraques faites de matériaux de récupération. A la destruction des fortifications, dans les années 1920, la Ville de Paris récupéra les terrains militaires de la zone. Chassés, les chiffonniers se regroupèrent à Saint-Ouen sur d'autres terrains autour du chemin des rosiers.


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