Le marché Biron

Le marche aux puces de saint-ouen

Le marché Biron

Pour rejoindre le prochain marché, retournez sur la place centrale.

Nous voici à nouveau sur la place centrale. Dans un coin se trouve une cabine téléphonique britannique rouge. A sa gauche démarre l’allée Dauphine. Prenez là puis tournez aussitôt à droite. Au bout de l’allée, vous apercevez la rue des Rosiers.
De retour dans la rue des rosiers, traversez la rue et prenez à gauche en direction du Marché Biron qui se trouve à quelques mètres et dont vous apercevez déjà l'enseigne. Nous vous y attendons pour la suite de notre promenade.

Entrez dans le marché Biron et parcourez cette longue allée découverte. Avancez jusqu'à la moitié de cette allée à peu près. Là, à gauche, se trouve une maisonnette en face du stand 32 qui sera votre point de repère pour la suite de la visite.
Ici au marché Biron, c’est une ambiance différente qui nous accueille. Surnommé «le Faubourg Saint-Honoré des Puces», Biron propose une marchandise qui trouverait facilement sa place dans un musée… Fondé quelques années seulement après Vernaison, Biron s’est développé en opposition à ce dernier en proposant une marchandise rénovée. Ce sont des objets anciens remis à neuf (dorures refaites par exemple, pièce de marqueterie endommagée réparée…). On y trouve essentiellement du mobilier, des luminaires et miroirs des 18e et 19e siècles, des objets art nouveau et des meubles du 20e siècle. Les professionnels de ce marché haut de gamme travaillent essentiellement avec des grands antiquaires et décorateurs étrangers. L’organisation spatiale de ce marché est assez simple. Cela tient aux conditions de sa construction. En effet, peu avant les années 30, la situation des Puces était déjà plus que préoccupante. De nombreux îlots avaient été déclarés insalubres et menacés d’expulsion. Un groupe de puciers entame alors un dialogue avec la municipalité. Ils demandent le droit de continuer leur activité sur un terrain appartenant à M. Biron. La municipalité accepte, mais à une condition : le commerce d’occasion devra s’effectuer dans de véritables boutiques et plus dans des baraques de tôle et de bois. Ainsi naquit le marché Biron, considéré comme la première tentative d’urbanisme appliquée aux puces. Deux allées parfaitement parallèles et occupant toute la longueur du terrain sont tracées puis aménagées. Ce marché se donnera le nom de Foire à la Brocante, et c’est lui qui, le premier, eut l’idée de communiquer avec le grand public. Des affiches avec plan pour faciliter l’accès avaient été distribuées en grand nombre dans Paris. Ce marché distingué a également attiré des écrivains et poètes surréalistes : Colette, André Breton, mais aussi des peintres tels Utrillo, Picasso ou Vlaminck sont souvent venus ici à la recherche de nouvelles formes d’antiquités. Dans son roman «Nadja», André Breton évoque les Puces en ces termes: «Je m’étais rendu au marché aux puces de Saint-Ouen. J’y suis souvent en quête de ces objets qu’on ne trouve nulle part ailleurs, démodés, fragmentés, inutilisables, presque incompréhensibles, pervers au sens où je l’entends et où je l’aime… ».


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