La cour de l’Avancée et la cour du Boulevard

Le mont saint michel

La cour de l’Avancée et la cour du Boulevard

Maintenant nous allons entrer dans le village. D’ici on ne voit pas encore la porte d’entrée : mais, presque en face de nous et au bout de la jetée il y a 2 tours assez rapprochées l’une de l’autre. Celle de droite, avec un toit d’ardoise, est la tour de l’Arcade, celle de gauche, sans mâchicoulis et sans toit, est la tour du Roi. Eh bien l’entrée est un peu plus loin à gauche après la tour du roi. Sur la gauche de la jetée, un passage piétonnier surélevé longe la muraille et y conduit. Rendez vous donc, dans la cour après avoir franchi une 1ere porte.

Voilà, nous venons de franchir la Porte de l’Avancée, et sommes dans la 1ere cour fortifiée, la cour de l’Avancée. Elle date du 16e siècle, tout comme le corps de garde des Bourgeois, qui la borde du côté gauche. Elle a été ajoutée comme une défense supplémentaire en avant de la barbacane du 15e siècle. Et au fait, qu’est-ce qu’une barbacane ? Eh bien, c’est une sorte de cour entre 2 portes fortifiées, conçue pour servir de souricière aux assaillants qui auraient réussi à franchir la 1ère porte. En tout cas, cette « cour de l’avancée » nous donne une petite idée des débuts de l’artillerie. Car –regardez à droite- on y voit d’énormes boulets de pierre, ainsi que 2 bombardes anglaises de la guerre de 1OO ans, qui furent prises en 1434 par les troupes du Mont Saint-Michel, à l’occasion d’une sortie réussie. Au fond de la cour s’ouvre la 2e porte, la porte du Boulevard, franchisons-la et retrouvons-nous de l’autre côté.


Nous sommes maintenant dans la cour du Boulevard, il s’agit de la barbacane du 15e siècle dont nous venons de parler. Le côté gauche est bordé par un bâtiment qui n’a rien de médiéval, et qui est l’ancien hôtel –et aujourd’hui aussi le restaurant de la Mère Poulard. Une institution locale. La Mère Poulard était la femme de chambre au service de l’architecte Edouard Corroyer, chargé en 1872 de restaurer l’abbaye. Elle a suivi son employeur, épousé un Montois, Victor Poulard, et dirigé pendant une trentaine d’années, jusqu’en 1906, cet hôtel-restaurant, en le rendant célèbre par son accueil, et ses fameuses omelettes.


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