Le rempart

Le mont saint michel

Le rempart

Bien, signalons encore que pour qui serait pressé d’arriver à l’abbaye, il est possible maintenant de l’atteindre en 5mn en continuant tout droit. Mais maintenant, allons voir d’abord ensemble le chemin de ronde du rempart, qui nous ramènera dans la direction de l’abbaye. Cela en vaut la peine. Et pour cela, revenons un peu en arrière, vers l’église. Nous aurons à notre gauche, à un moment donné une annexe du restaurant Poulard, faisant à la fois restaurant et salon de thé. Et un peu plus bas, du même côté, l’hôtel du Mouton Blanc. Entre les deux se trouve un vaste magasin de souvenirs et de produits du Mont-Saint-Michel, dont la façade arrière largement vitrée donne sur le rempart et cela se voit depuis la rue. Rendez vous devant ce magasin.

Comme c’est le chemin le plus court pour atteindre le rempart, nous allons traverser le magasin : à l’arrière la porte vitrée automatique, que l’on doit voir d’ici, donne directement sur le chemin de ronde.

Voilà, vous y êtes ? C’est maintenant un tout autre point de vue : devant nous, il y a les étendues de sable humide de la baie, ou de l’eau, ce qui est plus rare ; derrière nous, au dessus des toits, l’abbaye.Et maintenant, lorsque nous regardons la baie, dirigeons-nous sur la gauche. Marchons jusqu’à un décrochement où nous aurons à notre droite le dernier étage de l’une des tours du rempart. Et à notre gauche, avec un peu de recul, et parmi quelques arbustes, l’arrière de plusieurs maisons de la grande rue. Sur les fenêtres de la deuxième maison, au 1er étage, on peut lire « le Pot de Cuivre ».Rendez-vous devant la maison du « Pot de Cuivre ».

Voilà, regardons maintenant au-dessus des toits : nous découvrons le coté Nord est de l’abbaye. Le point de vue est superbe. Regardez en haut et vers le milieu : c’est l’église. Elle est hérissée de pinacles –ce sont ces petits clochetons-, entourée d’arcs-boutants, et surmontée de sa flèche. En fait, c’est la partie arrière de l’église : le chevet et le chœur. Comme c’est la partie qui a été reconstruite après la fin de la guerre de100 ans, c’est du gothique tardif. Et à quoi le reconnait-on ? C’est assez simple : grâce à une nouvelle technique de construction (la voûte sur croisée d’ogives), le gothique maitrise mieux les poussées que l’architecture romane. Cela lui permet de faire monter les églises plus haut et de percer plus de fenêtres dans les murs. Cela dit, c’est plus par essais successifs que cela se met en place et on a longtemps peur que tout ne s’écroule. Mais à la fin du gothique, -le gothique tardif donc-, on maitrise mieux les techniques, et on monte très haut. De même, on a plus peur de faire beaucoup de décorations : elles ne feront pas s’écrouler l’édifice. Et c’est ce que nous voyons ici : c’est plutôt fleuri, orné, et assez aérien. Et maintenant, regardez juste au dessous du chevet de l’église. Le bas correspond à la salle des Gardes, où se trouve la billetterie de l’abbaye, et le haut à la salle Belle-Chaise, qu’on ne voit que dans certaines visites-conférences. Après ce bâtiment, à sa droite, vous voyez un bâtiment crénelé, un peu moins haut, et terminé par une tourelle : c’est l’entrée fortifiée de l’abbaye, par où passent les visiteurs. Et enfin, plus à droite encore, un très haut bâtiment assez étroit, couronné d’un pignon triangulaire, et épaulé sur ses 3 étages de hauteur par 2 contreforts (à droite et au milieu), et par une tourelle d’escalier à flèche de pierre (à gauche). Il s’agit de la Merveille, le bâtiment construit après l’incendie de 1204, et où l’on trouve, au dernier étage, le réfectoire de l’abbaye et son cloître. Ce côté correspond à la largeur, c'est-à-dire au petit côté de la Merveille, qui a sa longue façade tournée vers le nord : on ne la voit pas encore d’ici.


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