L’habitat de l’oasis de Ghadamès

Le musee archeologique de tripoli

L’habitat de l’oasis de Ghadamès

A présent, et ce sera notre dernier chapitre, rendez- vous à l’étage supérieur. Ce 3ème niveau présente l’architecture religieuse musulmane en Libye ainsi que l’habitat des nomades et des habitants de Ghadamès. Revenez sur vos pas. Traversez la salle 11 puis dans la salle 10 dirigez-vous vers la balustrade que nous avions mentionnée. Là derrière elle, vous trouverez l’escalier qui monte au 3ème étage.

Notre dernier commentaire porte sur l’habitat de l’oasis de Ghadamès. Le mieux pour l’écouter est bien sûr d’être devant la reconstitution d’une pièce typique d’une maison de Ghadamès. Vous la reconnaitrez facilement par son décor peint fait de motifs de dentelle réalisé avec du pigment rouge. Cette reconstitution fait face à l’escalier, mais vous devez contourner le terre-plein central. Vous pouvez passer indifféremment par la gauche ou par la droite.
Alors, voici une présentation de Ghadamès, dite La perle du désert. C’est une oasis située à 60 km au sud de Tripoli. Elle est l’unique point de passage entre l’Algérie et la Libye sur le millier de kilomètres de cette frontière. Elle accueille une  population cosmopolite de Touaregs et tchadiens, Kabyles et Tripolitains.
Le développement de l’oasis remonte à l’installation, il y a 5000 ans, d’une population venue d’Egypte, autour d’une source artésienne, c'est-à-dire à l’eau jaillissante. Plus tard, elle est occupée par les Carthaginois. Puis viendront les romains qui la fortifièrent. Septime Sévère y installera une légion. Rappelez - vous du chapitre consacré au mausolée de Ghirza, dans lequel il était question des limes… Son histoire est ancienne : c’est celle d’une cité riche, à vocation caravanière. Sa grandeur a duré pendant des siècles. Sa richesse, elle la devait essentiellement au commerce, notamment des esclaves qui connut siècle un dernier sursaut au 19ème. L’activité de négoce a été en s’étiolant à mesure que les impérialismes voisins s’affirmaient, que d’autres moyens de transport entraient en concurrence, que les axes d’échange se modifiaient et surtout que le trafic d’esclaves cessait. Puis vint l’exode rural, accéléré par le démarrage de l’ère pétrolière. Elle est aujourd’hui en semi abandon: en 1962 seuls 7 °/° des terres étaient cultivées. Ghadamès est une authentique médina qui comptait au temps de sa splendeur 1100 habitations pour 7000 habitants. Aujourd’hui, c’est une ville morte. En effet, depuis 1982 le gouvernement libyen a construit une ville neuve adaptée à la vie moderne : logements pourvus de sanitaires, et rues pour le passage des voitures. En 1962, cette ville fut semi abandonnée: il y restait moins de 2000 personnes. Cette ville morte renaît de tant à autre lors des fêtes qui réunissent la famille. A présent, elle est surtout une ville musée, une Venise du désert, grâce au fait qu’elle fut épargnée par des constructions parasites…


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