La salle du 13ème : Duecento

Le musee des offices de florence

La salle du 13ème : Duecento

Mais avant d’aborder la modernité des florentins, avancez de quelques mètres et entrons dans la 1ère salle à votre gauche. Il s’agit de la salle du 13ème, dite du Duecento.

Alors pourquoi s’arrêter dans cette salle ? Et bien parce qu’elle est essentielle pour comprendre et apprécier l’extraordinaire apport de la peinture florentine au tout début du 15ème. Ici, 3 tableaux de grand format sont exposés. Ils marquent le passage du byzantinisme finissant aux valeurs de la modernité. Ces tableaux ont été réalisés par 3 maîtres importants : il y a Cimabue tout d’abord. Il est en quelque sorte l’ancêtre de la peinture toscane. Il est aussi le tronc commun aux deux branches ou écoles qui la composeront par la suite : il y aura la branche siennoise représentée ici par Duccio di Boninsegna et il y aura la branche florentine avec Giotto. Ces 3 tableaux ont été peints entre 1280 et 1310. Avancez-vous de quelques pas de manière à pouvoir jeter tout d’abord un regard d’ensemble sur les 3 grandes œuvres qui sont présentées. Nous allons ensuite ensemble les étudier séparément de plus près. Jetons maintenant un regard attentif de manière à voir ce qu’elles ont en commun. Chacun d’eux présente le même sujet : une Maestà, c'est-à-dire une Vierge à l’enfant sur un trône, porté par des anges qui les entourent. Chacun d’eux est peint sur bois et sur fond d’or.
Dans toutes ces peintures, nous retrouvons des caractéristiques qui montrent l’influence de la peinture byzantine médiévale. Alors quelles sont-elles ? Et bien déjà, il y a le thème : la Vierge à l’enfant. Ensuite, il y a le fonds doré, là aussi typiquement byzantin. Mais encore, il y a la grande taille accordée aux personnages les plus importants du tableau ; et également le caractère archaïque dans la frontalité avec laquelle ils nous font face. Vous voyez ? Ils nous regardent directement. Et enfin, voyez aussi comme l’espace est à la fois fortement structuré, avec l’importance donnée au trône, et aussi complètement saturée, car l’air ne circule pas. Bref, la tradition byzantine est omniprésente. Et pourtant, ces œuvres sont porteuses de valeurs nouvelles. Et nous allons découvrir lesquelles.


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