Les œuvres de Raphaël

Le musee des offices de florence

Les œuvres de Raphaël

Passez maintenant dans la salle suivante où sont exposées de nombreuses œuvres de Raphaël et avancez jusqu’au fond où vous voyez ce beau vieillard songeur qui porte la barbe et un vêtement de Pape. .

Raphaël personnifie le classicisme et nous allons en dire 2 mots : Sa carrière ne s’est pas déroulée à Florence, mais essentiellement à Rome, où il a travaillé en même temps que Michel Ange, son contemporain plus âgé de 8 ans. Raphael est mort jeune, en 1520 à l’âge de 37 ans, en pleine gloire. Il laisse une œuvre peu nombreuse, mais capitale. Raphaël sera le père de la longue tradition académique, une tradition qui conjugue la leçon des Anciens - l'antique - et celle du réel. Son ascendant sur les générations futures fut important : Poussin, le Brun et Ingres par exemple ont été de grands admirateurs de son œuvre.

Alors qu'est-ce que le classicisme ? Et bien, il se définit par une recherche de la perfection à travers des compositions stables, équilibrées, dans lesquelles le dessin joue un rôle fondamental, usant de couleurs claires. Tout cela dans le but d’atteindre la beauté absolue, la communication parfaite entre le maître, son sujet, et ceux amenés à regarder. Ce mouvement vise à traduire un moment de stabilité dans une civilisation.

Nous négligerons la Vierge au chardonneret et sa composition pyramidale, sage et mesurée, inspirée par Léonard de Vinci. Encore une fois, rappelez-vous ce tableau inachevé que nous venons de voir. A l’inverse, nous porterons notre attention vers les portraits de 2 papes.
Nous allons d’abord faire connaissance avec eux, puis voir en quoi ces œuvres relèvent du classicisme. Regardons en premier, par respect de la chronologie, le portrait de Jules 2, devant nous. Raphael traite magistralement le caractère du modèle de ce pape peu ordinaire. Pape de 1503 à 1513, Jules 2 fut surnommé le terrible en raison de son caractère exigeant et coléreux. Regardez son visage. Sur un fond sombre, le visage du pontife, portant une longue barbe blanche, parait songeur et soucieux. À propos de cette barbe, on raconte qu’arrivé à Bologne à la tête de ses troupes, il avait renvoyé son barbier et décidé de la laisser pousser jusqu’à ce que la péninsule soit débarrassée des Français. En effet, depuis la fin des années 1490, les armées françaises de Charles 8, de Louis 12 et enfin de François 1er revendiquaient des territoires italiens. Jules 2, pape guerrier qui conduisait lui-même ses armées, a été aussi un grand mécène. C’est sous son pontificat, que Michel Ange peindra la voûte de la chapelle Sixtine et Raphaël les chambres du Vatican. C’est aussi à Michel Ange qu’il s’adressera pour la réalisation d’un tombeau monumental qui finalement n’aboutira pas.


<< 24 - Le tableau « Le Tond...         26 - Le portrait du pape ... >>

Sommaire complet du dossier :