L’histoire du palais Doria Pamphilj 

Le palais et la galerie doria pamphilj

L’histoire du palais Doria Pamphilj 

Commençons par mieux découvrir le palais et sa famille. Le bâtiment qui s’élève face à nous a tout du grand palais romain. Voyez !! Il est complètement fermé à l’extérieur, et son austérité a quelque chose de la forteresse. Cela peut venir des temps anciens où Rome fut laissée à l’abandon et où les familles nobles, qui souvent dirigeaient un quartier, fortifièrent les édifices antiques pour en faire leur sorte de château.
C’est à l’intérieur que nous y découvrirons le cadre de vie raffiné du noble mécène de la Rome baroque. Pourtant, malgré son unité apparente, ce gigantesque palais est le fruit d’une construction qui s’est étendue sur plusieurs siècles. Plusieurs propriétaires s’y sont succédé. Parmi eux, en 1601, le cardinal Pietro Aldobrandini, bien connu à Rome pour son goût pour les arts, et parfois peu scrupuleux. C’est lui en effet qui, après la chute de la famille d’Este, à Ferrare, fit vider la ville de ses plus belles œuvres, acheminées en bateau jusqu’à Rome. Nous en verrons quelques unes à l’intérieur.

Le cardinal avait une nièce, Olympia Aldobrandini. Cette veuve volontaire épousa le prince Camillo Pamphilj, neveu du pape Innocent 10, et qui renonça pour elle à son titre de cardinal. Il entreprit alors une série de travaux, et notamment les « nouveaux appartements », qui s’élèvent aujourd’hui sur la place du collège romain, et dans lesquels nous entrerons dans quelques instants. C’était au milieu du 17ème siècle.

Le cardinal Aldobrandini possédait déjà une belle collection de tableaux, et nombre d’entre eux se trouvent encore aujourd’hui dans la galerie, dont un très beau Raphaël. Nouvel homme de la maison, Camillo Pamphilij eut aussi une grande boulimie artistique. Il suppléait ainsi un peu aux manques de son oncle, le pape Innocent 10, dont le pontificat ne fut pas caractérisé par une grande politique de mécénat, du moins si l’on compare avec le règne précédant, celui du grand pape Urbain 8 Barberini. Aussi, Camillo finance-t-il de grands projets : églises, chapelles et programmes de décoration pour les bâtiments liés à la famille.

Les successeurs de Camillo continueront, bien qu’avec moins d’éclat, la politique d’achat d’œuvres d’art. C’est son fils, notamment, Giovanni Battista, qui commence à rassembler les œuvres ici au palais, les faisant venir de différentes villas familiales dans lesquelles elles étaient conservées. Et c’est au 18ème siècle que la collection prendra son apparence actuelle. Mais nous y reviendrons plus tard.

Nous avons parlé jusqu’ici de la famille Pamhilij. Pourquoi le palais est-il alors nommé « Doria Pamhilj », et même plus précisément, « Doria Pamhilj Landi » ?
Cela vient de ce que, à un moment donné, une Pamphilij s’est mariée avec une Doria Landi. Et très vite, les noms de Doria Landi et de Pamhilj vont être associés, pour donner au palais son nom actuel.


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