L’ église des Dominicains

Le quartier de la cathedrale de vienne

L’ église des Dominicains

Nous sommes dehors. Reprenons le cours de notre promenade en direction de la Caisse d’Epargne de la Poste autrichienne, un bâtiment-phare de l’architecture du 20e siècle. Pour vous y rendre, laissez l’église derrière vous et reprenez la rue Bäckerstrasse sur votre gauche en passant sous un premier porche. Et retrouvons-nous de l’autre côté à la sortie du second porche.

Là, prenez la rue sur votre gauche, la Postgasse, puis remontez là tranquillement sur le trottoir de gauche jusqu’à l’église des Dominicains qui se trouve à une cinquantaine de mètres de l’autre côté de la rue.

Tout d’abord, on peut dire de ce quartier qu’il fut avant tout celui des Dominicains. Car les frères prêcheurs y sont présents depuis 1237, année durant laquelle ils édifièrent un premier couvent et une église.

Cette église fut reconstruite en 1631. Le contexte est alors celui de la reconquête catholique et on ne s’étonnera pas que l’église, là encore, soit dédiée à la vierge, dont le rôle prépondérant, rappelons-le, était mis en cause par les protestants. Regardons maintenant cette église. Première remarque : Elle est imposante ! on rapporte d’ailleurs qu’elle serait la deuxième plus grande église de Vienne après la Cathédrale ! Arrêtons-nous sur la façade. Elle se compose de deux niveaux reliés par une corniche très saillante et très découpée. Regardez d’abord le premier niveau. Il est rythmé par une succession de six pilastres - des sortes de colonnes plates- qui se déploient dans la largeur de la façade et dont les chapiteaux sont reliés par de lourdes guirlandes végétales et par deux niches décorées de statues de saintes, dont la présence suffit à animer le mur. Pourtant, notre regard est attiré par le centre de la façade. Cette attraction repose sur le traitement du portail. Tout est fait pour le mettre en valeur . D’abord, il y a le bel escalier qui le précède. Très naturellement, notre regard monte les marches vers le portail. Et ensuite, voyez ce fronton qui le couronne. Il est brisé au centre. Et là, dans la brisure, se trouve une statue de la vierge bien sûr.
Passons maintenant au second niveau. Vous constatez qu’il est rythmé par quatre pilastres qui ne sont que la continuité de ceux installés au registre inférieur. Finalement, cette façade est très différente de l’église des Jésuites que nous avons vu tout à l’heure : il n’y a pas d’enduits colorés, pas de tours ni de clochers à bulbe…bref, il y a moins de préciosité. Ici, le modèle n’est pas autrichien mais bien romain et le prototype en est l’église du Gesù à Rome qui restera la référence pour une grande partie des églises construites au 17e siècle. A l’intérieur, c’est le règne du stuc avec ici et là quelques îlots de peintures. Un traitement très différent de l’église des Jésuites. Impressionnant !
On se retrouve sur le parvis pour la prochaine étape : la Poste Centrale d’Otto Wagner.


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