Histoire de la Poste centrale

Le quartier de la cathedrale de vienne

Histoire de la Poste centrale

Vous êtes face au portail d’entrée de l’église des Dominicains. Pour continuer la promenade, prenez sur votre gauche, longez la façade jusqu’à l’angle avec l’église.

Arrivés à l’angle de l’église, tournez à droite pour vous engagez dans la Predigergasse, « la Ruelle des Prêcheurs ». Elle longe l’église et débouche dans la Dominikanerbastei strasse. On se retrouve au débouché de la ruelle.

Vous êtes maintenant au débouché de la Predigergasse, le chevet de l’église se trouve sur votre droite. Tournez à gauche dans la Dominikanerbastei. Descendez cette rue sur environ une centaine de mètres, puis arrêtez-vous au niveau de la première rue sur votre droite, la Rosenbursen.

Vous êtes à l’angle des deux rues. Sous vos yeux, c’est déjà la Poste centrale, elle occupe tout l’angle de la rue Rosenbursen et Dominikanerbastei. Mais il faut surtout en voir la façade principale. Pour cela continuez à marcher dans la Rosenbursen, c’est-à-dire en prenant sur votre droite. Vous longerez alors la Poste centrale. Ensuite vous tournerez sur votre gauche pour rejoindre la Biber Strasse toujours en suivant la façade de la Poste Centrale. Ainsi, nous faisons de la poste.

Vous êtes maintenant arrivé dans la Biber Strasse. La façade principale de la Poste Centrale est désormais sur votre gauche. Mais pour mieux la voir, nous vous conseillons de changer de trottoir et de rejoindre la petite place George Koch coincée entre le Ring et la Poste Centrale.

C’est donc depuis la petite place George Koch que l’on peut observer au plus près l’une des réalisations les plus importantes d’Otto Wagner l’un des plus grands architectes viennois de son temps : la Caisse d’Epargne de la poste autrichienne. Ce bâtiment est considéré comme un bâtiment phare de l’histoire de l’architecture moderne.

La place George Koch est placée entre le bâtiment de la Poste centrale et l’avenue la plus célèbre de Vienne : le Ring.

Le « Ring » signifie « l’anneau », un anneau qui ressemble plus à une sorte de fer à cheval et qui enserre le vieux centre urbain sur plus de 4 kilomètres. On en doit sa création à l’empereur François-Joseph. En effet, c’est en 1857 que François-Joseph ordonne la démolition de la vieille enceinte fortifiée, - celle qui avait résisté au siège des Turcs en 1683. Il décida d’y aménager à sa place un boulevard monumental de 57 mètres de large dont l’ampleur reste inégalée à ce jour en Europe : c’est la Ringstrasse ou si vous préférez le Ring. Pour aménager ce grand vide, on convoque quelques architectes de renom lesquels vont se consacrer à la mise en valeur du Ring en construisant des bâtiments monumentaux aptes à magnifier l’Empire d’Autriche: ministères, palais de Justice, Parlement, Bourse, grands hôtels, immeubles d’habitation luxueux. L’entreprise durera près de 30 ans. Le point commun de toutes ces constructions ? L’éclectisme, c’est à dire un style architectural hybride - commun alors à toute l’Europe - basé sur la citation des grands styles du passé. On parle alors de « néo » comme le néo-gothique, le néo-renaissance, le néo-baroque, etc. Le résultat était prévisible, les conservateurs clameront leur admiration pendant que les modernistes n’y verront qu’un avatar du conservatisme viennois. Oui, mais voilà, en 1903 à l’issue d’un concours pour la construction du siège de la Caisse d’Epargne postale, Otto Wagner , un architecte réputé, remporte le premier prix et fait souffler un vent de modernité à deux pas du Ring. La petite révolution que constitue la construction d’Otto Wagner est évidente. Il suffit de comparer d’une part la façade principale de la Poste Centrale, avec celle longue et pompeuse du Ministère de la Guerre qui lui fait face, là-bas de l’autre côté du Ring. Mais laissons le ministère et revenons à Otto Wagner et à son chef-d’œuvre. En regardant, ou même disons-le franchement, en admirant cette façade de la Poste Centrale, on imagine bien qu’Otto Wagner fit parler de lui. Mais au fait qui était Otto Wagner ? Et bien, parmi les architectes de la fin du 19e siècle, il est une sorte d’électron libre. Au départ, il fut plutôt conformiste. Son CV est prestigieux et, dès les années 1870, il participa à de nombreux concours pour des réalisations essentiellement His-to-ri-ci-stes ! Surprenant n’est ce pas ? Otto Wagner fut encore conseiller impérial, professeur de l’Académie des Beaux-Arts et on en passe. Bref c’est un homme comblé, établi et fortuné qui a les pieds sur terre et qui à l’occasion spécule dans l’immobilier. Pourtant à l’âge de 50 ans, alors qu’il semble « arrivé », Otto Wagner quitte cette route pour une nouvelle voie, celle de l’architecture moderne.


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