L’intérieur de la Poste centrale

Le quartier de la cathedrale de vienne

L’intérieur de la Poste centrale

Maintenant traversez la place pour rejoindre le portail central de la Poste et retrouvons-nous dans le hall d’entrée.

Le vestibule avec son large escalier est déjà une découverte en soi, vous ne trouvez pas ? Très palatial tout cela, marbre gris-blanc, espace. Et regardez sur le mur de gauche, on y voit une niche avec le buste de l’empereur François-Joseph. L’inscription rappelle que c’est lui qui ordonna et que c’est Otto Wagner qui réalisa : c’était en 1904. C’est très imposant, mais n’oublions pas que La Caisse d’Epargne de Vienne comptait parmi les institutions financières les plus anciennes mais aussi les plus puissantes de l’Empire austro-hongrois. Entrons maintenant dans la Salle des Guichets. Passez la porte et entrez dans la lumière. Car c’est bien, vous en conviendrez, ce qui subjugue, oui subjugue lorsque l’on entre dans la salle des Guichets : la lumière, la légèreté, la transparence. On parle d’une salle « tripartite », c’est-à-dire divisée en trois parties. C’est en fait une manière de dire que l’espace où nous sommes reprend l’idée du plan basilical. Mais bon, pas de pierre ici - à part le marbre pour la décoration. Ici, ce sont le verre, l’acier et l’aluminium qui définissent cette salle. Plus encore, levez les yeux au plafond, car c’est cette merveilleuse verrière qui inonde la salle d’une luminosité homogène sans effet violent. C’est encore le pavement de verre qui permet à la lumière de la Salle des Guichets d’éclairer les locaux situés en dessous. Visitant les lieux François-Joseph aurait eu cette formule, si juste « Il est surprenant de voir à quel point les hommes semblent se fondre dans le décor ». Et puis il y a aussi les détails, tous obéissent à une exigence définie par Wagner comme « la sincérité ». Sincérité de quoi nous direz-vous ? Et bien la sincérité des formes qui, comme nous l’avons vu, doivent refléter à la fois le pragmatisme et la créativité de l’artiste. Tout se résume dans la devise choisie par Otto Wagner « la nécessité est seule maîtresse de l’art ». Regardez par exemple le long des piliers en acier. Vous voyez les appliques électriques ? Elles sont réduites à de simples montures. Voyez le mobilier à présent : il est en bois courbé, et les guichets ont un design très clair. Et surtout regardez ce qui séduit tout en amusant : les bouches de la soufflerie d’air chaud. Oui ce sont ces hautes colonnes en aluminium qui sont disposées tout autour de la salle. On ne sait pas s’il s’agit de tuyauterie ou de sculptures abstraites, synthèse entre l’art et la technique. En tous, elles préfigurent l’« Art déco » et même au-delà, elles préfigurent l’esthétique industrielle des années 30. Pour tout cela Merci Monsieur Wagner. Prenez votre temps pour parcourir ce très beau bâtiment et retrouvons-nous ensuite à l’entrée de la Caisse d’Epargne.


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