Les peintures murales

Le quartier de la residence princiere

Les peintures murales

Pour vous dévoiler la fin de cette saga, nous vous invitons à profiter des peintures murales. Rendez vous dans la seconde salle.

Arrêtez-vous devant la grande fresque située face à l’entrée et représentant une scène en forêt avec un homme lançant un javelot.

Vous y êtes ? Devant cet homme lançant un javelot ? Et bien en fait, nous sommes dans la forêt. Et Hagen, le vassal chargé de tuer l’invincible Siegfried a découvert son point faible à l’épaule. C’est la feuille de tilleul qui était tombée sur l’épaule de Siegfried. Et il tue Siegfried avec le javelot. Puis Hagen jette l’or des Nibelungen dans le Rhin pour que la reine Kriemhild ne l’utilise pas afin de venger son époux assassiné.
Ici, nous voyons le moment où Hagen s’apprête à tuer Siegfried. Quelle représentation dramatique ! Le geste de Hagen et son regard sont exacerbés. La mise en scène est pleine d’emphase. Hagen a le bras tendu prêt à jeter sa lance tandis que de l’autre il soulève violemment sa cape rouge gonflée par le vent. Observez la représentation réaliste de la forêt avec ses grands arbres aux branches mouvementées et aux écorces déchirées. Les costumes sont typiques du Moyen Age avec les pantalons moulants, qu’on appelle des chausses et qui ressemblent à des collants de danseur. Le peintre qui réalisa cette œuvre était un maître absolu du style romantique et nous pourrions dire « Troubadour ». Cette dénomination fut attribuée à un style de peinture de la première moitié du 19e siècle qui tirait ses sujets de l’histoire médiévale et avait l’avantage d’être très décorative. L’artiste qui a conçu les fresques de la résidence, Julius Schnorr von Carolsfeld, fut l’un des plus grands représentants de ce courant. Sur la fresque située face à l’assassinat de Siegfried, nous voyons le corps du héros défunt allongé sur son lit funéraire devant la cathédrale de Worm à l’arrière-plan. Il est encadré par la cour. Mais surtout, dans un mouvement digne du théâtre dramatique, nous observons au dessus de sa tête, son épouse Kriemhild qui tend le bras en direction de l’assassin et jure de venger son mari. La fin de l’histoire est courte et encore plus sanguinaire. La veuve Kriemhild remonte le Danube pour se remarier avec le roi des Huns. Ensuite, elle invite Gunther, Brünhild et Hagen, dans son château en Hongrie. Les Huns massacre alors toute la suite ; Kriemhild fait trancher la tête de son frère Gunther et tranche elle-même la tête de Hagen, le meurtrier de Siegfried. Et même Kriemhild finira aussi par être assassinée à son tour. Et la saga s’arrête enfin, faute de survivants !


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