La structure de la cour

Le quartier de la residence princiere

La structure de la cour

Nous allons quitter un instant la Residenzstrasse pour découvrir la plus belle cour du palais ornée d’une somptueuse fontaine de la Renaissance. Nous allons ainsi un peu mieux saisir les dimensions de ce gigantesque palais. Passez sous le grand portail et marchez tout droit dans un passage bordé par les sévères bâtiments de la résidence. Allez jusqu’au bâtiment transversal percé d’une grande arcade et situé au fond du passage.

Passez sous l’arcade pour entrer dans la vaste cour occupée en son centre par une fontaine ornée de plusieurs statues de bronze. Nous vous retrouvons devant la fontaine.

On a presque l’impression d’être dans une sorte de cité interdite. Vous ne trouvez pas?
Plus nous avançons dans cette résidence, plus elle nous parait gigantesque. En effet, comme nous l’avons déjà mentionné, les bâtiments se déploient autour de 5 cours principales auxquelles il faut rajouter encore deux cours annexes. N’ayons pas peur des mots : ce palais est un labyrinthe princier. La raison en est simple. Les princes allemands étaient très conservateurs et détruisaient très rarement les pièces aménagées par leurs ancêtres. Résultat : à nouveau souverain, nouveau bâtiment ! Le palais s’est donc construit au cours des siècles comme un gigantesque puzzle. Nous sommes ici dans une cour commandée par Maximilien au début du 17e siècle. Pourtant au début de la promenade, nous avons commencé par une aile bâtie en 1825 pour le roi Louis 1er. Pourquoi Louis n’a t-il pas tout simplement transformé les bâtiments démodés de la Renaissance ? Tout simplement pour légitimer l’histoire familiale et montrer dans la pierre l’histoire des Wittelsbach.
Maintenant, nous allons décrire la structure de cette cour.
Tout d’abord, notons que nous retrouvons le même principe décoratif dans cette cour que sur la rue. Regardez les fenêtres, elles sont disposées avec une grande régularité. Idem pour la décoration architecturale peinte. Encore une fois, les pilastres et les pierres sont simplement peints sur l’enduit. Nous observons un joli rythme décoratif dû à l’alternance régulière des fenêtres et pilastres peints en blanc sur le fond gris clair du mur. La cour possède une belle harmonie dans ses proportions générales.

Les corps de bâtiment, quant à eux, sont tous identiques avec des ouvertures circulaires au rez-de-chaussée et un étage percé de fenêtres rectangulaires disposées à espace régulier. Seuls les deux petits côtés de la cour sont plus haut d’un étage et dominés par un haut fronton. La différence que nous remarquons entre les fenêtres du premier étage et les ouvertures du rez-de-chaussée n’est pas simplement décorative. Elle répond à l’étiquette en vigueur dans les pays germaniques où régnait le cérémonial espagnol. Tous les appartements princiers étaient aménagés à l’étage noble, tandis que le rez-de-chaussée était réservé aux services comme les cuisines, les entrepôts, les salles de la garde. Cette conception avait plusieurs avantages. Tout d’abord, la sécurité des souverains. Pour accéder à leurs appartements, il fallait emprunter les escaliers ce qui limitait les accès et permettait un meilleur contrôle. Ensuite, les hôtes n’étaient pas dérangés par les mouvements incessants du personnel. Les fenêtres toutes régulières de l’étage dit noble, laissent supposer que les salons d’apparats et les pièces d’habitation étaient distribués en enfilade.


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