Le portail de l’église des Théatins

Le quartier de la residence princiere

Le portail de l’église des Théatins

Nous vous invitons à traverser la nef et à entrer dans l’espace compris sous la coupole.

Avant de nous intéresser à la coupole, tournons-nous en direction du portail d’entrée pour saisir l’aspect triomphal de cette église. Impressionnant n’est-ce pas ? Encore une fois le gigantisme ! La porte proprement dite est encadrée par deux gigantesques pilastres pour s’harmoniser avec le reste de l’église, mais également pour offrir un caractère triomphal à cette entrée. La somptueuse décoration sculptée est en rapport direct avec le vœu du couple souverain qui commanda la construction. Regardez au dessus de la porte d’entrée : entre deux statues féminines, on y voit un panneau sombre portant une longue inscription latine en lettres d’or. Cette inscription rappelle que l’église fut édifiée en remerciement de la naissance de leur fils Max Emanuel. Regardez les statues assises à droite et à gauche de ce panneau : elles ne furent évidemment pas choisies par hasard. Elles sont très imposantes avec leurs drapés complexes et leur position en hauteur. Elles font penser aux gardiennes de l’église surveillant l’entrée des fidèles. Regardons celle de gauche. Elle tient un grand livre et une croix. Il s’agit de la personnification de la religion. Celle de droite, qui tient une corne d’abondance et une maquette d’église représente la magnificence. Ces deux statues font allusion à la ferveur religieuse des souverains.
Regardez au-dessus de l’inscription, nous voyons un adorable angelot bien grassouillet, les ailes déployées et baissant la tête vers l’inscription. Il s’agit tout simplement du prince héritier lui-même, le petit Max Emanuel qui venait de voir le jour. Au-dessus de lui et sous la grande fenêtre, nous remarquons un immense cartouche porté par deux angelots et enfermant deux blasons. Ces derniers sont ceux des parents : à gauche les armes de Bavière et à droite celle de la Savoie. La fenêtre quant à elle laisse pénétrer la lumière divine dans le sanctuaire. Pour compléter la décoration de ce mur, nous avons une abondance d’ornements typiques du style baroque. Par exemple, de part et d’autre de la fenêtre, les deux colonnes enroulées de feuilles d’acanthe. L’inventeur si l’on peut dire de ces colonnes presque torsadées fut le sculpteur italien Bernin qui réalisa le grand baldaquin de Saint Pierre de Rome. Nous allons voir au niveau de l’autel, l’importance qu’eut ce trait de génie du Bernin.


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