Le carillon de la tour

Le vieux munich : la marienplatz et ses monuments

Le carillon de la tour

Continuons à décrire le beffroi, cette haute tour symbolique de la puissance de la ville. Nous avons vu qu’il y avait une avancée. Et bien regardez maintenant au dessus de cette avancée : nous voyons à nouveau deux ouvertures superposées encadrées d’une ornementation sculptée de couleur verte. Regardez bien, nous remarquons que les deux ouvertures sont peuplées de petits personnages polychromes. Dans la partie inférieure, des figurines vêtues de rouge semblent danser en tenant une guirlande de feuillage.
Voyez la partie supérieure : nous observons une table dressée derrière laquelle se tient un couple richement vêtu à la manière de la Renaissance. Devant la table, d’autres figures dansent et jouent de la musique. Regardez à gauche : vous devez voir un amusant fou du roi sautant avec un bonnet à pointe sur la tête.
C’est une scène assez comique pour un bâtiment officiel. Il s’agit en réalité d’un carillon muni d’automates. A heures fixes, les cloches se mettent en action et les figures bougent et dansent. Nous voyons même un tournoi de chevalier apparaître devant le regard amusé des observateurs. Le mécanisme se compose en tout de 43 cloches et 32 figures grandeur nature. A la fin de ce mini-spectacle, le coq en métal que vous pouvez voir dans la fenêtre située juste au dessus du banquet bat des ailes tout en chantant. Mais pourquoi cette scène ? Elle rappelle le banquet des noces entre le duc de Bavière Guillaume 5 et Renate de Lorraine. Ce sont les parents de Maximilien 1er, le commanditaire de la colonne de la Vierge.


<< 5 - La nouvelle mairie ...         7 - Prince Régent Luitpo... >>

Sommaire complet du dossier :