L’histoire de Nepomucene

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L’histoire de Nepomucene

Mais qui fut Saint Jean Népomucène et pourquoi une si importante église ? Le culte de Népocumène s’est développé au 18e siècle lorsque le saint fut béatifié par le Vatican en 1729 et devint aussitôt le protecteur de la Bavière.

Nous voyons justement la figure du saint sur le tympan courbe au dessus de la porte d’entrée. Regardez cette superbe sculpture. Le saint est représenté en Prière, les mains liées et la tête tournée comme en extase vers les cieux. Il porte un costume d’ecclésiastique, car il était vicaire général en Bohème depuis 1384. Il est entouré de deux anges dont l’un –celui de gauche- tend une couronne de lauriers correspondant aux palmes du martyre. Le saint fut en effet martyrisé par le roi de Bohème Wenceslas 4 et finalement jeté dans la Moldavie où il se noya. Naturellement plusieurs légendes sont liées à ce personnage. En particulier l’une d’elles est indirectement représentée sur cette statue. Népomucène était le confesseur de la reine de Bohème. Or le roi exigea de savoir ce que son épouse avait révélé. Népomucène refusa de répondre à cette exigence en raison du secret de la confession. C’est la raison pour laquelle Wenceslas fit jeter le saint homme du pont Charles à Prague, une pierre attachée au cou. Et bien cette scène est présente dans la pose de l’ange situé à gauche du Saint. Regardez bien cet ange. Voyez-vous comme il lève son doigt devant la bouche en signe de silence ? L’autre ange tient un crucifix pour indiquer que ce qui est révélé à Dieu ne peut être transmis aux hommes. Parmi les symboles de Népomucène, il faut signaler les étoiles. D’après la légende, son corps fut retrouvé dans le fleuve, car un cercle d’étoiles apparut à l’emplacement où le saint gisait. Vous trouvez ces étoiles au dessus de la tête de Népomucène. Vous les voyez ? Mais, regardez aussi le fronton au-dessus de l’entrée de l’église : vous retrouvez ces étoiles. Maintenant, levez les yeux vers le fronton très mouvementé qui surplombe l’immense fenêtre occupant le centre de la façade. Nous voyons au centre un grand cœur doré et, de part et d’autre de ce dernier, une figure féminine très élégante allongée sur le tympan. Commençons par la femme de gauche. Elle soulève d’une main un calice doré d’où sort une hostie. Ce calice est l’emblème de la foi. Maintenant, voyez la femme de droite : elle tient une ancre symbolisant l’espérance. Il s’agit de 2 des trois vertus théologales, les vertus essentielles enseignées par la religion catholique. Mais où est donc la troisième. Il s’agit tout simplement du cœur enflammé qui est l’attribut traditionnel de la charité. On a donc bien les trois vertus : foi, espérance, charité.


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