Le chœur de l’Église Saint-Jean Népomucène

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Le chœur de l’Église Saint-Jean Népomucène

Traversez l’église pour rendre tout droit jusqu’à l’autel dominant le cœur.

En traversant la nef, nous avons pu encore plus apprécier la richesse incomparable de sa décoration : Multiplication des ornements dorés, des pilastres en stuc poli, des angelots et des guirlandes de fleurs et des magnifiques fresques murales comptant la vie de Saint Jean Népomucène. Tout ce raffinement nous conduit directement vers le maître autel. Regardons le bien. Le théâtre sacré a encore envahi l’espace. Au dessus de la table servant aux messes, nous voyons un cercueil de verre dans lequel est couchée une figure du défunt Saint-Jean Népomucène. Un peu surprenant pour un maître autel, non ? Mais en fait, pas tant que cela. Car les frères Asam ont repris une tradition des débuts du christianisme. Car à l’époque, dans les catacombes, le tombeau des saints-martyres servait de table pour la messe. Mais ici, l’artiste Roman Anton Boos a rajouté en 1783 une pyramide en argent, symbole de l’éternité, encadrée par une infinie de rayons. Et si nous regardons exactement au dessus de cette construction, c'est-à-dire sur la galerie, nous voyons que la mise en scène atteint son apothéose !!. Regardez la grande fenêtre ovale auréolée de rayons dorés !! Elle semble faire entrer la lumière divine dans le sanctuaire. En bas et à droite de cette ouverture, un personnage vêtu d’une robe d’ecclésiastique est agenouillé, les mains réunies en signe de prière. Il s’agit naturellement encore une fois de Saint-Jean Népomucène. Il est tourné vers l’Immaculée Conception qui est dressée sur une croissante de lune à gauche de la fenêtre. Regardons maintenant la sculpture de la Sainte-Trinité réalisée par Agid Asam. Elle occupe l’espace compris entre le haut de la fenêtre et la naissance de la voûte. Vous la voyez ? Nous sommes saisis d’admiration devant ce grand christ en croix réalisé en argent partiellement doré que soutient au sommet Dieu le père coiffé d’une tiare papale. Les anges qui volent autour de la croix sont musclés et dégagent une impression de puissance. Et puis au sommet, voyez la douce colombe du Saint-Esprit qui plane juste au dessous de la voûte. De l’endroit où nous sommes, elle ne semble retenue par aucune structure apparente : ni fil d’acier, ni clou ne peuvent être visibles. En tout cas, la qualité des sculptures et de la mise en scène générale font de ce sanctuaire un point culminant de l’art baroque dans les années 1730-1750.

De même, l’immense fresque de la voûte signée de Cosmas Damian Asam compte parmi les plus belles réalisations peintes de cette époque. Tournez le dos pour envelopper du regard la fresque qui recouvre l’intégralité du plafond.

Nous n’allons pas ici vous décrire ce morceau de bravoure, car maintenant, vous avez pris l’habitude de lire des fresques baroques. Cosmas a placé les scènes figurées le long de la corniche de manière à dégager le centre du plafond qui semble percer sur un ciel envahi de nuages et d’anges. Pour comprendre la qualité du trompe-l'œil, regardez cependant au-dessus de la corniche de droite. Vous voyez s’élever la flèche d’une immense église peinte en gris-clair. Nous avons l’impression par un subtil effet de perspective que la flèche se dresse à la verticale et s’enfonce vers le centre du plafond qui pourtant est plat. Voici un bel exemple de la maîtrise acquise par le peintre Asam.


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