La place Am Hof

Le vieux vienne du graben au burgtheater

La place Am Hof

Le portail est devant vous, derrière vous se trouve un escalier. A votre droite une rue, la Schwertgasse, prenons là puis à son extrémité nous prendrons sur la droite la Wipplinger Strasse.

Vous êtes maintenant à l’angle de la Schwertgasse et de la Wipplinger Strasse. Prenez sur votre droite et engagez-vous dans la Wipplinger Strasse sur à peine 5 mètres. Un peu plus loin, sur le trottoir d’en face, tournez dans la première ruelle sur la gauche, c’est la Färbergasse. Cette rue relie la Wipplinger Strasse à la place Am Hof cinquante mètres plus bas. A tout de suite.

Vous êtes arrivés sur la place Am Hof. C’est la plus grande place de la vieille ville. Am Hof signifie « à la Cour » car en 1156, la dynastie des Babenberg, premiers souverains de ce qui n’était alors que le duché d’Autriche y construisit son palais. Les Babenberg marquent l’ouverture de Vienne sur le monde. Ils développèrent le commerce et étendirent leur zone d’influence jusqu’à Venise. Vienne sort alors de la coquille forte de ses murailles, de ses dix-neuf tours de défenses, de ses vingt et une églises et surtout de ses 20 000 habitants ce qui n’est pas rien. Lorsque les Babenberg s’éteindront au treizième siècle, c’est une obscure dynastie d’alors, issue de Suisse alémanique, qui prendra la succession. Ils s’appellent les Habsbourg et on sait la suite…Regardons ensemble comment est disposée cette place. Au centre, une colonne de bronze surmontée d’une statue de la Vierge à l’Enfant. En face de celle-ci, sur la gauche une impressionnante église dédiée aux « Neuf chœurs des Anges », un patronage pour le moins curieux. Maintenant, tournez-vous et voyez juste en face, de l’autre côté de la place, des immeubles remaniés aux dix-huitième et dix-neuvième siècle. Certains pensent que c’est précisément ici que se trouvait le palais des Babenberg. En fait, les seuls vestiges retrouvés datent de la période romaine. Enfin juste sur la droite et marquant l’angle de la place, une caserne de pompiers qui vaut le détour, d’ailleurs nous allons nous y rendre.

Cette caserne de pompiers accueille également le Musée du Feu. La façade fut remaniée au début du dix-huitième siècle. Regardez  bien cette façade. Ne vous semble-t-elle pas un peu agressive par le contraste marqué entre architecture et décor ? L’architecture est plutôt dépouillée. Rien de très original : un soubassement en pierre, une façade à deux niveaux percés de fenêtres sobres et droites, un fronton à l’antique, le tout agrémenté d’un enduit couleur crème. Le décor est, lui, beaucoup plus lourd et très emblématique. Pour preuve cette représentation monumentale de l’aigle à deux têtes symbole de l’Empire Germanique, ou encore les lourds trophées qui couronne le tympan. Deux femmes présentent un globe doré sur lequel sont gravés et enlacés deux « C » et le chiffre « 6 » en caractères romains. C6 comme Empereur Charles Six ! Bel hommage de la bourgeoisie à son Empereur.


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