L’hôtel de Brion

Les baux de provence

L’hôtel de Brion

Dans cette rue, sur votre droite à environ 20 mètres de l'Hôtel de Ville, s'ouvre le portail de l'hôtel de Brion. Il est possible d’entrer dans la cour. Vous verrez que l’entrée se trouve dans un recoin de la façade.

L'hôtel date lui aussi de la renaissance et est très fortement inspiré des maisons à l'italienne : voyez comme la cour s'ouvre par une loggia qui est un des éléments caractéristiques de la maison italienne construite autour d'une cour intérieure. Cet hôtel est le siège du musée Louis Jou personnage atypique du début du 20e siècle. Voici en quelques mots son histoire : il est arrivé au moment de la guerre. En 1939, ce personnage développa aux Baux une imprimerie personnelle où il éditait sur une presse à bras ses propres œuvres gravées. Né en 1881 à Barcelone en Espagne, peintre en lettre, il n'a qu'une idée en tête: faire de son métier un métier d'art. Il veut maintenir les traditions de typographie, d'imprimerie et de gravure. En 1906, il part pour la France et entre dans le cercle des artistes de la butte Montmartre. Il côtoie Apollinaire, Derain, Picasso. Pour vivre, il vend des dessins. Il est remarqué par François Bernouard, poète, imprimeur et éditeur qui lui propose de travailler avec lui. Son amitié pour Picasso et Cocteau se traduit par sa participation à la revue de luxe " Schéhérazade ". En 1921, sa rencontre avec l’écrivain André Suarès donne naissance à l’amitié de toute une vie. Au moment de la déclaration de la guerre, en 1939, il vient se réfugier aux Baux où il avait acquis ce superbe hôtel particulier. Décédé en 1968, il repose au cimetière des Baux. Ce patrimoine culturel important est conservé dans son atelier et dans sa maison devenue un musée. Ses œuvres voisinent avec des gravures de Goya, de Dürer et de Rembrandt.
Sortons maintenant de la cour de l'hôtel en prenant à droite et nous continuons en descendant la rue Frédéric mistral jusqu’à la porte Mage. C'est là que se terminera notre visite du village. Lors de ce trajet, prenez bien sûr le temps de regarder les façades des maisons aux belles fenêtres à meneaux, les linteaux des portes sculptées, les étaux de pierres encore ouverts sur la rue, qui rappellent les échoppes des commerçants de l'ancien temps.


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