Les statues

Les bords de la tamise du pont du millenium au pont de londres

Les statues

A notre gauche, en arrivant dans cette partie cachée de l’église, le premier élément remarquable contre le mur gauche est une statue en bois représentant le gisant d’un chevalier. Il est vêtu d’une cotte de mailles et d’un casque. Grâce à ce casque, on peut dater cette statue de l’extrême fin du 13e siècle. On ne sait pas qui est ce personnage dont le gisant a été déplacé plusieurs fois. Il est possible que ce soit un croisé parce qu’il a les chevilles croisées. Remarquez la très belle qualité de la sculpture sur bois qui est traitée de la même façon que la pierre.
Juste à coté du gisant se trouve un très beau coffre sur pieds de la fin du 16e. Et là aussi, la sculpture est fine et les incrustations de bois différents signalent une œuvre de qualité.
Mais placé juste en face du chevalier gisant, une autre sculpture attire notre attention. C’est le monument de Alderman Richard Humble et ses 2 femmes. Allons le voir
Elles s’appellent Elizabeth et Isabelle. Elles sont agenouillées l'une derrière l'autre, en prière, vêtues de leurs plus beaux atours. Lui même est agenouillé devant elles, vêtu d'un riche costume qui montre bien son rang et surtout sa richesse; Non cet homme n’était pas bigame. Seulement, devenu veuf de sa 1re épouse, il se remaria, mais son second mariage se termina de la même façon que le premier. L’histoire ne dit pas s’il prit une 3e femme .En tout cas les 3 personnages à la queue leu leu, tous en prière reflètent le style de l’école de Southwark Il a été réalisé par un groupe de sculpteurs flamands réfugiés à Bankside. On retrouve ici la manière précise des flamands à décrire des scènes de vie avec verve et détails : regardez les vêtements ou les traits des personnages. Ils font vrais, comme saisis sur le vif sans aucun embellissement. Et c’est vraiment une chose à retenir : quand, au moyen âge où la plupart des sujets sont religieux, on traite un sujet « laïque » et qui plus est de façon expressive, alors il y a de fortes chances pour que ce soit des artistes flamands.
Après cet étonnant monument, et un coup d’œil rapide aux chapelles qui ne comportent pas d'œuvres majeures, nous continuons notre tour du rétro choeur.
Nous prenons le passage de l'autre côté du chœur et nous ressortirons dans le bras droit. Au passage, arrêtons-nous juste un instant pour regarder les restes de mosaïque qui proviennent du pavement d’une villa qui se trouvait à l’emplacement de l’église à l’époque romaine.

Cette mosaïque a été découverte en 1977 et elle date du 3e siècle apr. J.-C. On y a découvert également une statue du dieu romain de la chasse. Rappelons qu’il était très fréquent pour les églises de se mettre à la place de lieux de cultes qu’elle voulait détrôner.
Regardons maintenant en face de cette mosaïque : nous découvrons le tombeau de l’ évêque Lancelot Andrews, un grand personnage dont la vie et l’oeuvre exemplaire ont fait de lui un saint .Il fut le dernier occupant du palais de Winchester. Son gisant est l'œuvre d'un flamand du 17e et sa tombe assez prétentieuse: regardez, derrière le gisant, le rideau rouge, au-dessus de lui, le dais en bois doré un peu lourd, les colonnes à motif en chevron noir et dorés qui le supportent. L'évêque est représenté ici en gisant tenant à la main un petit livre qui contient les prières qu’il a écrites et qui sont toujours récitées de nos jours.


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