La salle du Parthénon

Les chefs-d'oeuvre du british museum

La salle du Parthénon

Quittons le monument des Néréides pour nous diriger vers la salle suivante, la salle 18 consacrée au Parthénon d'Athènes.

Cette salle et son prestigieux contenu suscitèrent une forte polémique.Un petit mot sur l’origine du Parthénon ainsi que la façon dont il est arrivé ici à Londres. En effet, c’est entre 1801 et 1805 que Lord Elgin, ambassadeur de Grande-Bretagne dans l'Empire ottoman, décida de rapporter à Londres les éléments de sculpture encore sur place sur la colline de l'Acropole. Commença alors un pillage systématique du temple. Les sculptures qui n'étaient pas encore tombées furent descendues et transportées vers Londres où l’ensemble arriva en 1804. Ce précieux butin ne trouva pas acquéreur tout de suite, il ne fut acheté par le gouvernement anglais que 16 ans plus tard.
Lorsque les sculptures arrachées au Parthénon furent présentées au public londonien en juin 1807, ils provoquèrent un enthousiasme immense parmi les artistes. Qui aurait pu imaginer que le regard de l'Occident allait être changé ? Lorsqu'il fut question de les restaurer, Canova, célèbre sculpteur italien spécialiste de l'art classique, refusa. Il ne voulait pas toucher à des sculptures que Socrate et Platon avaient contemplées. Quant à Lord Elgin, accusé de vol et de spoliation par Byron notamment, il ne reçut de l'État qu’un dédommagement dérisoire à côté des sommes engagées. Le British Muséum décida bientôt de construire une galerie particulière pour abriter ces merveilles antiques. Présentées dans cette salle depuis le début du 19e siècle, les frises du Parthénon sont devenues l’un des atouts majeurs du British Museum et l’une de ses pièces maîtresses. Malgré les protestations du gouvernement grec, ce pillage trouve encore des justificateurs. Le British muséum argue aujourd’hui que de telles pièces appartiennent au patrimoine mondial de l'Humanité et qu'il serait déplacé de les restituer au Musée de l'Acropole où elles ne seraient qu'un apport anecdotique à l’histoire d'Athènes. Mais le débat reste ouvert et le conflit aussi. Ce que nous propose cette salle est loin d'être satisfaisant sur le plan muséographique, mais a le mérite de mettre sous nos yeux les merveilleuses sculptures de Phidias, leur sculpteur. Nous pouvons ainsi admirer la force des sculptures du fronton ainsi que le rythme solennel de la procession des jeunes filles.

L'histoire du Parthénon nous ramène à Athènes en 480 avant Jésus-Christ. Les Perses de Darius, ennemis des cités grecques, sont vaincus à Salamine. Avec cette victoire s'ouvre une période glorieuse pour les cités grecques. En 450 –avant Jésus Christ bien sûr -, Périclès, alors gouverneur de la cité d'Athènes, veux faire reconstruire la ville pour lui donner une aura artistique et culturelle autant que politique. Il existait alors déjà sur l'acropole des temples dédiés à Athéna, déesse protectrice de la ville. On décida de les remplacer par de nouveaux temples. Le chantier fut confié à des architectes dont les noms sont parvenus jusqu'à nous: Ictinos et Callicratès. Le chef de chantier fut chargé des sculptures. C'était Phidias. Achevé en 432, le Parthénon mesure 70 mètres de large et 30 mètres de long. Il est presque 10 fois plus grand que le mausolée que nous venons de voir dans la salle des Néréides. Sur chacune de ces faces, des frontons racontent l'histoire des dieux de la mythologie.


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