La grande frise

Les chefs-d'oeuvre du british museum

La grande frise

Nous allons voir à présent les frises alignées le long des murs de la salle principale. Troisième grand ensemble de sculptures, la frise que nous allons voir mesure 130 mètres de long et est ornée de 360 personnages et autant d'animaux, qui racontent la fête des Panathénées qui se déroulaient en l'honneur de la déesse Athéna, protectrice de la ville d’Athènes. Ces fêtes, organisées tous les quatre ans avaient lieu au mois de juillet et duraient quatre jours. Jeux, danses, concours hippiques, célébraient la déesse, puis le peuple tout entier la portait en procession. Suivaient ensuite génisses et brebis destinées aux sacrifices puis les porteurs d'offrande. Un groupe de cavaliers fermait la marche. C’est la première fois ici que l’on représentait de simples mortels sur les parois d’un temple. Ces frises illustrent le lien étroit établi entre les habitants de la ville et leurs dieux. La procession partait d'Eleusis, ville située à quelques kilomètres et montait jusqu'à l'Acropole par la voie sacrée. Le déploiement de ce bas-relief, offre, contrairement aux métopes, une grande unité stylistique, sans aucune monotonie. Le rythme est donné par le défilé des jeunes filles. Chaque âge de la vie est ici représenté : jeunes filles, cavaliers, vieillards. Mélange de réalisme dans le rendu des situations et d'idéalisme dans le rendu des corps et le rythme intemporel du défilé, cette magnifique sculpture est un témoignage sans pareil de l'art de la Grèce classique. À gauche, quand vous tournez le dos au fronton, vous découvrez la grande frise des cavaliers alors qu'à droite, c'est la procession des jeunes filles. Vous remarquerez des numéros inscrits sous chaque scène. Ils nous serviront à vous guider dans cette salle. Nous nous dirigeons en premier lieu vers la frise des cavaliers qui se trouvent donc à notre gauche.

La procession des cavaliers s’avance en rang par 10. Les premiers cavaliers de chaque rang sont parfaitement repérables, car figurés en entier : ils ne sont cachés par aucun autre cavalier. Regardez les jambes des chevaux qui adoptent tous des attitudes différentes. Notez la diversité des costumes, des cavaliers sont entièrement vêtus quand d’autres sont nus. Cette variété dans la représentation et l'animation parmi les chevaux donnent à la frise son caractère vivant. Nous nous retournons à présent et traversons la salle pour aller voir la procession des jeunes filles.

L’autre coté de la salle figure l'autre côté du temple. Ici, la procession est beaucoup plus calme et solennelle. Au numéro 36, Athéna regarde venir la procession. A ses côtés, au numéro 37, Héphaïstos, le dieu boiteux, est reconnaissable à la béquille qu’il tient sous le bras. Les jeunes filles avancent vers la déesse, les plis de leurs vêtements rythment l'ensemble par leurs verticales. Admirez les plissés élégants et ici encore la diversité des attitudes.
Continuons à progresser vers le fond de la salle en s’éloignant toujours du fronton.

Au fond de salle, derrière la déesse, plusieurs scènes où dieux et déesses attendent avec Athéna l'arrivée des jeunes filles et des notables. En accueillant les mortels au sein de leur assemblée, les dieux scellent l'alliance entre eux et le peuple grec.

De l'autre côté de l'assemblée des dieux, aux numéros 122 à 144, avancent les sacrificateurs qui accompagnent les taureaux. La qualité des sculptures de cet ensemble en fait un des chefs-d'oeuvre du patrimoine mondial. Pourquoi ? et bien parce que pour la première fois, nous voyons toute la cité d’Athènes, peuple et dieux, dans une époustouflante procession pleine de vie, de tumulte et d'allégresse. Ce temple du Parthénon considéré comme l’un des plus beaux de la Grèce classique, servit de modèle à beaucoup d'autres et surtout donna à Athènes la prépondérance culturelle et politique sur toutes les autres cités.


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