Les salles nº 64 et nº 65

Les chefs-d'oeuvre du british museum

Les salles nº 64 et nº 65

Sortons maintenant de cette salle et dirigeons-nous vers les salles 64 et 65 que nous traversons.

Au fond de la salle 65, nous prendrons l'escalier sur notre droite pour le descendre jusqu'au rez-de-chaussée.

Au rez-de-chaussée nous prendrons tout de suite à gauche, dans la galerie « Classifying the world ». Si cet escalier est fermé, revenez dans la grande salle par les escaliers nord, et entrez dans la salle de gauche quand on se dirige vers la sortie. Quel que soit le chemin, nous débouchons donc dans la galerie des lumières dont nous allons faire un rapide tour.
Nous allons vous en donner quelques éléments de contexte historique, mais, là encore, il vous est possible de passer directement à la partie de découverte plus dynamique intitulée : le salon de curiosité

Cette grande galerie est un peu le berceau du British muséum. Complètement réaménagée elle occupe l’ancienne place de la bibliothèque du roi George 3 et nous propose une vision du musée tel qu’il pouvait être à la fin du 18e siècle. Nous voici dans ce qui pourrait être un immense cabinet de curiosités, lieu où se trouvent réunis objets, œuvres d'art et livres qui sont les témoins rares, précieux ou étranges de la pensée universelle. Le 18e siècle est en Europe une période que les philosophes et les historiens ont appelé le «siècle des lumières». Aidé de la Raison, l'homme des lumières va se pencher sur l'univers qui l'entoure et s'interroger sur son passé. Le cabinet que nous avons devant nous se présente comme celui d’un homme éclairé. Ainsi, regardez à l'étage : tout le long des murs, courent les rayonnages d'une grande bibliothèque. Pourquoi ? et bien tout simplement, car cette disposition permet à l'homme de 18e d'étudier des objets de collection et lorsqu’il se pose des questions à leur sujet, de se retourner vers les livres, anciens le plus souvent pour y découvrir des informations. Bien sûr, n’était pas un collectionneur des lumières qui veut ! Cela dit, le 18e siècle fut en muséographie une période essentielle. Les collections qui jusqu’alors appartenaient au domaine privé s'enrichissent considérablement d'un matériel rapporté de voyages d'exploration ou trouvé dans les fouilles des sites antiques. C’est surtout au 18e siècle qu’au-delà des mythes, on redécouvre l'histoire romaine à partir des ruines de Pompéi et d'Herculanum qui faisaient partie de la légende des villes disparues. Les premières fouilles sont menées à partir de la seconde moitié du 18e par des archéologues allemands. Le matériel retrouvé est tellement extraordinaire qu'il donne naissance à un courant de mode le style Pompéi. C'est aussi au 18e siècle qu’est découverte la majeure partie des îles du Pacifique. Cook, Bougainville, la Pérouse, autant d’explorateurs qui ramènent de leurs voyages des objets inouïs. Le développement des sciences entraîne les collectionneurs à classifier les objets. On nomme, on définit, on compare. Les philosophes brisent les tabous religieux et offrent sa liberté à la raison. De nouvelles disciplines scientifiques apparaissent. Il n'y a plus de limites au domaine de l'exploration universelle. Le cabinet de curiosités est l'illustration de la nouvelle encyclopédie dont les rédacteurs les plus connus en France sont Diderot, d'Alembert et Rousseau.


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