L’histoire du musée

Les chefs-d'oeuvre du musée d'art ancien de bruxelles

L’histoire du musée

Tout d’abord, le bâtiment dans lequel nous nous trouvons date de 1880. Il a été construit par Alphonse Balat, un très important architecte belge qui a beaucoup travaillé pour Léopold 2, le roi d’alors. En fait, 1880, c’est l’année du cinquantième anniversaire de l’indépendance de la Belgique. A cette occasion, le roi avait souhaité inaugurer un palais des Beaux-Arts, qui devait servir à de grandes manifestations artistiques temporaires. C’était la première fonction du bâtiment. Le forum où nous nous trouvons en était le cœur, bordé au niveau du premier étage par une galerie d’exposition, qui fait le tour complet du bâtiment.

Pendant ce temps, le musée d’art ancien existait déjà, mais ailleurs. Ses collections étaient rassemblées dans l’ancien palais de Charles de Charles de Lorraine, un palais du 18e siècle, à quelques pas d’ici. Pour une question de place, il intégrera ses bâtiments actuels qu’en 1887, afin de bénéficier de cet immense espace.

Mais quelle est l’origine des collections du musée ? Et bien, comme pour beaucoup de musées, c’est la Révolution française. En effet, en 1794, les armées révolutionnaires françaises sont arrivées ici à Bruxelles. Beaucoup d’œuvres d’art ont alors été saisies dans les églises -270 œuvres environ -, et envoyées au nouveau Musée du Louvre, à Paris.

Un peu plus tard, en 1798, une nouvelle centaine de tableaux est à nouveau sélectionnée par le directeur de l’académie de peinture de Bruxelles, mais cette fois, pour ouvrir un musée ici à Bruxelles. Ce musée s’installe dans l’ancien palais de Charles de Lorraine.

Enfin, en 1801, afin de désengorger le Musée du Louvre, beaucoup trop rempli, un décret napoléonien décide de la création de 15 musées départementaux dont un à Bruxelles. Eh oui, les Belges étaient français entre 1794 et 1815. Ainsi, 50 œuvres revinrent du Louvre pour compléter la collection de Bruxelles. Et voilà l’origine de ce musée. Par la suite, en 1815, le congrès de Vienne imposa à la France de rendre les œuvres volées aux pays d’origine. Tout n’a pas été rendu, loin de là, mais quelques petites choses sont quand même revenues en Belgique, qui s’est bien gardée de les réinstaller toutes dans les églises d’origine.

Et puis voilà 1830. Grande date, puisque c’est celle de la Révolution belge. Les Belges, très excités par le vent de liberté qui soufflait sur l’Europe, s’en prend à leur nouveau gouvernant, en place depuis 1815, à savoir : les Hollandais. En bref, en quelques jours de Révolution, au mois de septembre, ils les mettent dehors. Et voilà que naît un nouveau pays. A un nouveau pays, il faut des institutions dignes d’un avenir radieux. Aussi, dès 1846, le musée, qui appartenait jusque-là à la ville de Bruxelles, devient un musée d’État et devient le très pompeux « Musée royal de peinture et de sculpture de Belgique ». De nombreuses œuvres continuent à entrer, non seulement anciennes, comme des Breugel, qui sont achetés à l’époque pour des sommes assez modiques, mais aussi des artistes contemporains. Il fallait donc créer une section d’art moderne, témoin du dynamisme des artistes de l’époque, fidèles héritiers des grands noms du passé, tels de nouveau Mèmling et de nouveau Rubèns ! Nous ne parlerons pas ici des aléas et des aventures du musée d’art moderne. Cela fera l’objet d’une autre visite. Retenons seulement qu’il se trouve aujourd’hui dans les sous-sols. 8 niveaux ont été creusés sous le sol de la place du musée. C’est là que se trouve l’art contemporain, les tableaux de René Magritte notamment, le célèbre surréaliste belge. Ce nouveau musée a été inauguré en 1981.


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