Le tableau présentant Bruxelles au milieu du 17e siècle

Les chefs-d'oeuvre du musée d'art ancien de bruxelles

Le tableau présentant Bruxelles au milieu du 17e siècle

Prenons maintenant la porte à notre droite, toujours dans le même mur que le tableau de Frans Hals. Elle donne accès à l’étage du petit forum, au rez-de-chaussée duquel nous avons pris nos billets d’entrée au début de la visite. Nous arrivons alors dans une salle au centre de laquelle un puits donne sur le rez-de-chaussée.

Face à nous, à droite de l’autre côté de la pièce, nous verrons alors un tableau tout en longueur qui représente Bruxelles au milieu du 17e siècle.

C’est avec ce tableau que nous terminerons notre visite. L’artiste est certes un bon peintre, mais ce tableau vaut surtout, bien sûr, pour cette vue quasi aérienne de la Bruxelles du 17e. On pense qu’il date de 1657.
Tout autour, nous voyons les remparts de la ville, les seconds remparts, ceux édifiés au 14e siècle. Ces remparts furent abattus au début du 19e siècle, et transformés en un grand boulevard qui fait tout le tour de la vieille ville, et que l’on appelle à Bruxelles « Petite ceinture ».
Regardons juste au milieu de la ville : on y voit la haute tour de l’Hôtel de Ville, qui nous permet de situer la grande’place. Notez que cette tour, comme les autres, est un peu trop grande, par rapport à la hauteur du toit des maisons. Le but de l’artiste ici n’est pas de montrer les choses telles qu’elles sont réellement, mais l’effet que ça fait quand on voit Bruxelles de loin. Les nombreuses tours qui en émergent sont une composante importante du visage urbain. Aussi, comme c’est souvent le cas, a-t-il pris le parti de les accentuer.

Regardons en haut de la ville, à gauche : les deux tours jumelles qui se dressent sont la façade de la collégiale Saint-Michel et Gudule, actuellement cathédrale de la ville. A la même hauteur que Sainte-Gudule, mais plus à droite, s’étend une grande zone boisée, suivie d’un bâtiment rectangulaire. C’est l’ancien palais de Bruxelles avec son parc. Le bâtiment rectangulaire est la grande salle d’apparat. On peut encore en voir aujourd’hui les fondations, dans les souterrains de la place royale.

Le parc du palais, c’est aujourd’hui le parc de Bruxelles. Ici en fait, ou à peu près. Nous, en ce moment, nous nous trouvons dans le petit bouquet d’arbres juste à droite de la flèche de l’Hôtel de Ville.
Quelques centimètres encore vers la droite, et nous voyons une longue église gothique : c’est l’église Notre-Dame du Sablon, qui se trouve encore à une centaine de mètres du musée. En dessous de Notre-Dame du Sablon, vers la droite se détache une autre église gothique, avec une tour. C’est Notre-Dame de la Chapelle. Tous ces édifices font partie d’autres circuits dans la ville. Nous n’allons pas énumérer tous les bâtiments visibles. Remarquons seulement qu’à l’époque, il subsiste encore des grands espaces verts à l’intérieur même des remparts. Ces prairies étaient utilisées pour le blanchissage du drap au soleil, car l’industrie drapière est restée à Bruxelles l’industrie principale jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.
Autre remarque : la densité des habitations. Découvrons l’astuce intéressante de l’artiste pour représenter le foisonnement des maisons, sans s’embarrasser de trop de détails. Il utilise la lumière contrastée d’un ciel changeant.
A gauche, à l’horizon, nous voyons qu’il pleut et les nuages portent sur la ville des ombres qui permettent de mieux faire ressortir des points lumineux, qui mettent en valeur pignons, cheminées et faîtes de toitures.

C’est sur cette vue que nous allons clore notre visite et vous laisser vous promener, si vous le désirez, dans les salles de ce riche musée.


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