La crypte

Les invalides et le tombeau de napoleon

La crypte

Finissons à présent de descendre les marches. En bas, le couloir est décoré de deux reliefs de marbre blanc : à gauche, les représentants du roi Louis Philippe, dont le prince de Joinville, sont agenouillés et se recueillent à Sainte-hélène devant la modeste tombe de Napoléon. A droite, le même prince de Joinville, de retour de sa mission, présente à son père Louis-Philippe le cercueil de l'empereur. Ce corridor mène à la crypte éclairée directement par la lumière qui provient de la coupole de l'église.

Elle est entourée par une galerie revêtue de plaques de marbre évoquant symboliquement les grandes innovations dues aux initiatives de Napoléon dans les domaines politiques, économiques, et juridiques. Les inscriptions, très lisibles, vous permettront de comprendre très facilement le sens des scènes représentées. Au centre de la crypte, le corps de l'empereur, revêtu de l'uniforme vert des chasseurs de la garde, repose dans six cercueils emboîtés : le premier est en fer-blanc, le deuxième en acajou, les deux suivants en plomb, le cinquième en acajou et le sixième en chêne. Le tout est enchâssé dans le monumental sarcophage en quartzite rouge provenant du golfe de Finlande. Douze victoires monumentales, adossées aux piliers de la galerie latérale, semblent protéger le tombeau.

Contournons le monument et juste dans l'axe de l'entrée, une statue monumentale de Napoléon très solennelle nous attend. Puis penchez-vous vers la dalle funéraire de l'aiglon, le fils unique de l'empereur. Après la chute de l'Empire, il partit à Vienne avec sa mère Marie-Louise, princesse autrichienne. Il y mourut rapidement. C'est Hitler qui, en 1940, fit rapatrier aux Invalides le corps du jeune homme  pour tenter sans doute d’alimenter une improbable popularité auprès des Français. Toujours est-il qu’en ce froid jour de décembre 1940, les Parisiens boudèrent la cérémonie de rapatriement.

Pour terminer notre visite, sachez que l'hôtel des Invalides a conservé jusqu'à nos jours sa vocation hospitalière. Des malades y sont encore soignés dans les bâtiments qui flanquent les côtés de la chapelle royale. Évidemment, ils ne sont pas ouverts à la visite! En revanche, nous vous invitons à revenir sur vos pas jusqu'à la cour d'honneur où, depuis 1896, le musée de l'armée a ouvert ses portes. Vous y découvrirez, des collections très diverses qui illustrent l'art militaire du moyen âge à nos jours.


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