L’avenue Junot

Montmartre

L’avenue Junot

Gagnons maintenant l’avenue Junot qui fait partiellement le tour de la butte. Pour cela, continuez dans l’allée des brouillards, descendez le petit escalier puis prenez la rue Deleure qui se trouve dans son prolongement. Prenez alors cette Rue Deleure jusqu’à l’angle de celle-ci avec l’avenue Junot.

Quand vous serez au bas de la rue Deleure qui fait l’angle avec l’avenue Junot, traversez l’Avenue Junot pour arriver sur le trottoir d’en face. Nous vous y attendons.

Cette avenue a remplacé en 1911 le Maquis de Montmartre. Celui-ci était un bidonville champêtre où cohabitaient rempailleurs, voleurs, et Bibi-la-purée, modèle de nombreux artistes, dont Rodin. Les artistes fraîchement débarqués à Paris y campaient : Van Dongen, Modigliani, Duchamps-Villon.

Remontez alors l’avenue Junot jusqu’à l’impasse située au N°25.

Vous êtes devant la villa Léandre. Faites quelques pas dans cette impasse au charme très britannique. Revenez ensuite sur vos pas pour retrouver l’avenue Junot. Tourner à droite pour continuer de monter l’avenue Junot jusqu’à son numéro 15.

L’immeuble du N°15 est la maison de Tristan Tzara, le fondateur de Dada, ce mouvement intellectuel qui rejetait toute forme d’art. En 1926, il demanda à Adolf Loos de concevoir cette maison. Etonnant pour un dadaïste, qui rejetait toute forme d’art, d’avoir fait appel à Loos, artiste emblématique de l’art nouveau viennois, c'est-à-dire du début du 20e siècle. Regardez cette maison : voyez ses lignes droites, la sobriété de l’ornement, la rigueur des volumes, la pureté de ses formes. Continuez à remonter l’avenue Junot jusqu’au nº 13 situé un peu plus haut sur la droite

Au N°13, vous êtes face à l’hôtel particulier de Poulbot, le peintre de Montmartre et de ses gamins. Le succès venu, il se fit construire cette maison, avec sa frise de Pierrots gourmands en façade. C’est comme un hommage rendu aux enfants déguenillés de la butte qui l’inspirèrent tant et pour lesquels il ouvrit, en 1921, un dispensaire.
Redescendons maintenant l’avenue, repassons devant la maison de Tzara. Peu avant la villa Léandre, sur votre gauche, s’ouvre au N°23 le passage Depaquit, impasse qui donne sur une grille.

Empruntez ce passage Depaquit, l’un des derniers vestiges du maquis de Montmartre.
Une vingtaine de pas plus loin, sur votre gauche, vous voyez une petite porte de fer qui s’ouvre sur un terrain désormais investi par les jeux de boules. Voici quelques années, un promoteur voulut faire disparaître cette parcelle pour y construire un parking, c’était sans compter sur la mobilisation des riverains.
Au milieu du passage Depaquit, vous voyez un énorme rocher, vestige de quelque décor d’un jardin d’une folie du 18e siècle. Contournez-le puis descendez les marches jusqu’en bas.


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