La rue Lepic

Montmartre

La rue Lepic

Au bas des marches, tournez à gauche dans la rue Lepic. Traversez celle-ci pour vous retrouver sur son trottoir de droite. Puis monter cette rue Lepic.
Laissez à votre droite la rue de l’armée d’Orient et arrêtez-vous à l’angle de la rue Tholose.

Levez la tête vers votre gauche, vous apercevez sur les hauteurs laissées sans immeubles une petite cahute en bois : c’est un ancien moulin, le fameux moulin de la galette. Il fut construit au 17e siècle, sous Louis 13, l’époque des 3 mousquetaires. Les moulins étaient alors nombreux sur la butte, à la fin du 18e siècle, il en restait 13. On y broyait le grain, le plâtre, la pierre. En 1814, lors du siège de Paris, sous le 1er empire, le meunier de ce moulin, après une longue résistance, fut dépecé, découpé en 4 quartiers, et cloué sur les ailes de son moulin. Un bien macabre souvenir qui n’empêcha nullement les parisiens, au début du 19e siècle de venir nombreux à Montmartre le dimanche pour se promener dans ce qui était encore la campagne. Les meuniers proposaient du lait et du pain de seigle, du vin ou de la grenadine et des galettes, d’où le nom de moulin de la galette. Plus tard, on prit l’habitude de danser en plein air au pied du moulin.
C’est ici qu’en 1876 Renoir exécute l’un de ses tableaux parmi les plus célèbres « le moulin de la galette » exposé aujourd’hui au Musée d’Orsay. C’est alors le rendez-vous des cousettes du quartier chaperonnées par leur mère. Le cabaret resta en activité jusque en 1940.
Revenons sur nos pas dans la rue Lepic. Et suivons-la jusqu’au numéro 54.

Au N°54, ayons une pensée pour le peintre Vincent Van Gogh qui y habita. Son frère Théo l’hébergea là 2 ans, confessant pourtant que la vie avec Vincent était insupportable.
Continuez maintenant la descente de la rue Lepic.
Attention au carrefour de ne pas vous tromper, ne prenez pas la 1re rue qui part vers la droite c’est la rue De maistre.
Tourner plus loin dans la 2e rue qui part aussi sur la droite, c’est toujours la rue Lepic !
Montmartre n’aime décidément pas ce qui est rectiligne !

Continuez à descendre la rue Lepic jusqu’au Nº 15. Arrivés au Nº 15 de la rue Lepic à l’angle de la rue Cauchois, vous voyez un bar qui porte l’enseigne « aux 2 moulins ».C’est ici qu’« Amélie Poulain » travaillait comme serveuse. Le succès du film dont les affiches ornent la salle est pour beaucoup dans la diversité de sa clientèle, qui commande volontiers une crème brûlée, le dessert préféré d’Amélie.


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