L’histoire de la construction de Notre-Dame

Notre-dame de paris

L’histoire de la construction de Notre-Dame

Mais avançons dans le temps ! Entrons dans la cathédrale par la porte située sous le portail de droite.

Ce qui nous frappe, très certainement, en premier lieu quand on entre est une impression de grande obscurité. Or, traditionnellement, l'architecture gothique est pour beaucoup synonyme de clarté et de lumière, ce qui, vous en conviendrez, n'est pas le cas ici. Mais, il faut se souvenir que nous ne sommes pas encore, à Notre-Dame, à l'époque où les architectes ont su tirer le maximum de l'utilisation de la voûte d'ogives.
Dans ce qui suit, nous allons parler de ce gothique utilisé à Notre Dame et de comment elle a été construite. Levez justement les yeux vers les voûtes, au-dessus de votre tête. Et vous voyez que chacune des voûtes est composée de six parties convergeant toutes vers le centre. Ce centre est appelé « clef de voûte ». « clef » car si l'on enlève cette clef, toute la voûte s’ouvre, c’est à dire s'effondre puisque c'est sur elle que repose une partie importante du poids. Un des intérêts de l'utilisation de ce système est que l'on peut ouvrir de vastes baies dans le mur qui ne supporte plus qu'une partie très réduite du poids de la voûte. Mais tout cela est empirique plus que théorique et, vers 1210, date de la construction de la nef de Notre-Dame, les architectes sont encore prudents. Ne maîtrisant, peut-être, pas totalement cette technique de construction alors récente, ils n'ont pas osé trop ouvrir les murs d'où l'impression d'obscurité. Seules la basilique de Saint-Denis et les cathédrales de Sens et de Laon avaient, en fait, déjà expérimenté ce type de voûte. Au niveau du sol, les grosses colonnes rondes, surmontées de robustes chapiteaux au décor de feuillages, supportent, bien sûr, le reste du poids des voûtes.

Revenons, maintenant, à l'histoire de la construction de Notre-Dame. Nous vous l'avons déjà dit : c'est vers 1210 que la nef, dans laquelle vous êtes assis, a été construite. Cela faisait cinquante ans que, grâce à l'évêque de l'époque, Maurice de Sully, avait débuté la reconstruction de Notre-Dame de Paris. Cet homme, un des familiers du roi d'alors, Louis sept le jeune, avait souhaité que disparaisse l'ancienne cathédrale vieille de près de huit siècles et donc nécessairement vétuste à ses yeux, au profit d'une église moderne et encore plus spacieuse. La reconstruction toute récente alors, puisque des années 1140, de la basilique de Saint-Denis lui fournissait un modèle architectural tout trouvé. Selon la tradition, ce serait donc en 1163 qu'auraient débuté les travaux, en commençant par le chœur. Ainsi, cinquante ans de travaux laborieux auraient été nécessaires pour, enfin, mettre un point final à la nef. Il était alors temps de se consacrer au décor de la façade. Les travaux étaient-ils pour autant achevés ? Eh bien non. Saint-Louis, en montant sur le trône de France, voulut, à son tour, associer son nom à la cathédrale de sa capitale. Il demanda à un des architectes les plus réputés de son temps, Jean de Chelles, d'élargir la nef et le transept qui lui fait suite.


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