Le tombeau de Cosme

Palais medicis et eglise san lorenzo

Le tombeau de Cosme

Dirigez-vous à présent devant l’autel baroque du 18ème au fond de la nef.

Regardez à vos pieds sur le sol : vous voyez 3 grilles et un vaste pavement au décor polychrome avec les armoiries médicéennes. Cet ensemble indique l’endroit de la crypte où Cosme l’ancien fut enseveli en 1464. Ses dispositions testamentaires avaient été aussi précises que sa vie avait été rigoureuse. Il y interdisait des funérailles d’état. Ses obsèques se limitèrent donc à une longue procession, de sa villa de Careggi où il s’était éteint jusqu’à san Lorenzo. Une inscription, aujourd’hui détruite, lui attribuait le titre de Pater Patriae –père de la patrie-, témoignage de l’estime que les florentins lui accordaient. IL est donc enseveli très près de l’autel. Et en fait, une vieille tradition disait qu’on bénéficiait encore des paroles dîtes par les prêtres durant les messes et qu’on bénéficiait d’une chance supplémentaire de salut. Ce privilège -d’être enseveli prêt de l’autel- était réservé d’abord aux martyrs, puis aux saints, à ceux qui l’avaient mérité de leur vivant, puis à ceux qui avaient été de généreux donateurs.
L’auteur en est Verrocchio, dont nous parlerons dans un instant dans la vieille sacristie. Son travail ici est remarquable : voyez le pavement devant le maître-autel et voyez comme les inscriptions sont raffinées : elles sont réalisées en bronze mais aussi en serpentine verte, en marbre blanc, en porphyre rouge, qui sont les 3 couleurs des Médicis correspondant à celles des vertus théologales, que sont la foi, l’espérance et la charité.


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