Présentation de la bibliothèque

Palais medicis et eglise san lorenzo

Présentation de la bibliothèque

Vous êtes dans le cloître. Choisissez un emplacement qui vous parait agréable pour écouter la présentation de cette bibliothèque. Elle nous intéresse pour 2 raisons : d’une part pour son fonds, qui est en grande partie l’œuvre des Médicis dont nous avons parlé. D’autre part pour son architecture : son vestibule et la salle d’étude sont de Michel Ange

La collection a pour origine 3 générations successives de Médicis. Elle est entreprise par Cosme, est poursuivie par son fils Pierre le goutteux et par le fils de ce dernier Laurent le Magnifique. Cette bibliothèque se voulait un lieu de conservation de savoir qui risquaient d’être dilapidés. L’esprit de la Renaissance souffle très fort ici. Elle possède des trésors inestimables: des papyri ptolémaïques, c'est-à-dire de l’époque grecque de l’Égypte entre le 4ème siècle et le 1er avant notre ère ; le laurentianus, un document du 10ème siècle, copie des tragédies d’Eschyle et de Sophocle ; le manuscrit unique des Annales de Tacite ; des lettres de Cicéron, d’autres de Pline l’Ancien; les Pandectes de justinien ; un Virgile du 5ème siècle ; une Divine comédie de Dante ; une copie du décameron directement exécutée par Boccace ; des notes de léonard de Vinci ; le manuscrit autographe de la Vie de Benvenuto Cellini ; une collection d’autographes de Pétrarque à Napoléon, une autre de cartes nautiques, etc.
Sa richesse vient de la rareté de ses documents. Elle permet de cerner l’intérêt de ces illustres banquiers pour les choses de l’esprit. Elle prendra le qualificatif de laurentienne, en référence au Magnifique, lorsque ce dernier décida de la rendre publique, à une époque où l’imprimerie mit un frein au travail laborieux des copistes. Laurent aura recours à des érudits grecs réfugiés en Italie après la prise de Constantinople en 1453. Il les enverra en orient afin qu’ils en rapportent un grand nombre de manuscrits anciens. Lorsque Laurent meurt en 1492, le pouvoir revint à son fils Pierre, dit le malchanceux. 2 ans plus tard, la fortune politique des Médicis bascula, car Pierre fut chassé de Florence pour s’être allié au roi de France Charles 8. La compagnie bancaire principale est alors définitivement ruinée, le palais Médicis pillé. Savonarole instituera une république théocratique qui durera 4 ans, jusqu’à la condamnation du moine dominicain. C’est alors que commence véritablement l’histoire mouvementée de la collection. Lorsque pierre est chassé, elle court le danger d’être dispersée. Les pères dominicains l’achètent et la transportent au couvent san marco. Et des années plus tard, elle sera rachetée par un autre fils du Magnifique, le cardinal Jean, le futur pape Léon 10, qui lui fait quitter Florence pour Rome en 1508. C’est grâce à l’autre pape Médicis qu’elle retournera à Florence en 1523. Ce pape est Clément 7, le neveu du Magnifique. Au temps de Clément 7, les œuvres rassemblées s’élevaient au nombre de 3000. C’est ce même Clément 7 qui commandera à Michel Ange le plan de la bibliothèque.


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