La salle d’exposition

Paris : le musee de cluny

La salle d’exposition

Le Musée comprend 22 salles, la première étant la librairie par laquelle vous accéderez à la première salle d'exposition qui est la salle 2. Allons dans cette salle 2.

Les œuvres exposées ici illustrent les deux grands domaines de création médiévale; le mécénat profane, présent surtout à travers une série de tapisseries, et les commandes religieuses que nous évoquerons grâce à un retable polychrome.
En entrant, sur le mur de droite, vous découvrez une tenture appelée « La tenture de la vie seigneuriale », et qui, accrochée aux murs, ornait la pièce principale de la maison.
Cette tapisserie comporte 6 pièces dont ne sont visibles ici que 5 panneaux. Elles évoquent les activités d’un seigneur et de son épouse dans la deuxième moitié du 15e siècle : sont ainsi représentés la promenade, les scènes galantes, le bain, la broderie, la lecture et le départ pour la chasse, toutes ces scènes qui illustrent parfaitement les codes de l'idéal courtois. Courtisant les dames de leurs pensées, les galants seigneurs rivalisaient de raffinement pour les séduire en leur contant fleurette, c'est à dire pour leur faire part des doux sentiments dont elles étaient les inspiratrices au milieu de ces jardins éternellement en fleurs. De là nous vient l’expression « flirter » ce beau legs du moyen-âge. Tout contribue donc ici à créer une ambiance élégante et raffinée, les attitudes des personnages comme les somptueuses tenues vestimentaires. Rappelons qu'à cette époque, la mode est aux vêtements amples et confortables souvent taillés dans des étoffes lourdes et chamarrées. Les personnages sont juxtaposés sans véritable souci de perspective sur un fond dit « 1000 fleurs » à base de bouquets, d’arbres et d’animaux, cadre idéal pour justement conter fleurette à l'élue de son cœur. Sur le plan stylistique, cohabitent dans ces tapisseries toutes sortes d’influences. Les draperies aux plis cassés des vêtements viennent ainsi en droite ligne de la peinture flamande alors que certains détails, dont la baignoire ornée d’acanthes, annoncent déjà la Renaissance. A présent, quittons le monde profane pour passer au domaine religieux. Sur le mur de gauche par rapport à la porte d'entrée, nous découvrons un retable de la passion où alternent reliefs polychromes et panneaux peints.

Il est pratiquement contemporain de la tenture de la vie seigneuriale. La partie centrale est entièrement sculptée de scènes de la Passion du Christ. On y reconnaît l’art des Pays bas du sud, c'est-à-dire de l'actuelle Belgique, au foisonnement des personnages et à leur expression souvent triviale.


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