La salle n°12

Paris : le musee de cluny

La salle n°12

Passons maintenant à la salle 12.

Mêlant sacré et profane, les objets présentés ici évoquent les aspects de la vie quotidienne à travers la diversité de leurs propriétaires, qu’ils soient gens du peuple ou nobles seigneurs. Dans la vitrine centrale en entrant on observe le raffinement des « arts de cours » de la fin du moyen âge. Vous y voyez notamment un peigne à double rangée de dents inscrit en son centre de la lettre M. C'est à Marguerite de Flandre, épouse du duc de Bourgogne Philippe le Hardi, qu'a appartenu ce peigne. Son origine prestigieuse explique le soin apporté à son décor en marqueterie de bois et d'ivoire.Tout à côté, dans la vitrine horizontale de droite, se trouvent des objets plus modestes souvent en plomb, comme les enseignes de pèlerinages qui étaient fabriqués en très grandes quantités. Témoignages de piété et preuves de la réalisation du voyage, ils étaient fixés sur le vêtement ou le chapeau du pèlerin. Ils permettent de reconstituer les itinéraires de ces infatigables marcheurs qui n'hésitaient pas à parcourir des centaines de kilomètres pour aller se recueillir sur les tombeaux de saints particulièrement vénérés. Pour beaucoup, approcher et prier les reliques des saints étaient indispensable pour mériter son entrée au paradis. D'autres insignes, profanes cette fois, étaient portés par les membres d'une même corporation ou d'un même parti politique. La grande tapisserie de laine et de soie ornant le mur du fond faisait partie à l'origine d'une tenture consacrée aux travaux agricoles. Constituée de deux fragments habilement réunis, cette scène de vendanges est remarquable par le parfait état de conservation de ses couleurs. Remarquez l'amusant contraste entre l'aspect quelque peu rustre des paysans et l'apparence élégante des seigneurs. Pourrait-on par hasard y voir un certain mépris de la part de l'artiste pour le monde rural ?


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