L’autel de Sainte Wilgeforte

Promenade dans hradcany, du couvent de strahov au palais sternberk

L’autel de Sainte Wilgeforte

Alors, continuez à flâner dans l’église et regardez bien tous les artifices employés par le baroque. Puis retrouvons-nous à la sortie.

Nous sommes à nouveau sous le portique. Continuez tout droit sous le portique. Le décor nous est maintenant familier, des prie-Dieu, des confessionnaux, des chapelles généralement très décorées. Mais la dernière de ces chapelles est aussi la plus étrange comme nous allons le voir. Pour y aller, continuons à marcher tout droit sous le portique, passons la première chapelle d'angle. Celle qui nous intéresse se trouve encore plus loin dans le dernier angle du portique.

Voici cette étrange chapelle. Elle est consacrée à Notre-Dame-des-Douleurs, c'est à dire à la Vierge. C'est l'autel gauche qui attire le plus l’attention. Il est dédié à sainte Wilgeforte, crucifié sur la croix et qui est barbue! Selon la légende, alors que son père voulait l'obliger à épouser un païen, le Christ lui serait venu en aide en lui faisant pousser du jour au lendemain une belle barbe, bien épaisse comme vous le constatez. De quoi décourager les prétendants les plus tenaces !. Mais son père ne l'entendit pas ainsi, et, furieux et déshonoré, ce païen impénitent se vengea en faisant crucifier sa propre fille. Le culte de sainte Wilgeforte fut directement importé d'Espagne au 18e siècle, mais, allez savoir pourquoi, il ne remporta qu'un succès très relatif en Bohême.

Et maintenant, nous allons visiter le Trésor du sanctuaire qui se trouve au premier étage. Montons l'escalier qui se trouve juste avant la sortie, sur notre gauche.

En haut de l'escalier, prenons le long couloir sur 20m et au fond tournons à gauche.

Dans cette salle ont été regroupés des objets liturgiques d'une grande valeur artistique : mitres, ostensoirs, reliquaires, etc.. Leur qualité témoigne de l'importance des productions d'orfèvrerie en Bohême durant le 18e siècle. Le chef-d'œuvre de cette collection se trouve dans la vitrine située sur le mur tout au fond à droite en entrant dans la pièce. C'est un ostensoir serti d'environ 6200 diamants et baptisé "Le Soleil de Prague". Il a été dessiné en 1696 par Fisher von Erlach, le maître du baroque viennois. Nous vous laissons découvrir les vitrines à votre guise et nous nous retrouvons en dehors du sanctuaire.

Et maintenant, nous sommes sorties du sanctuaire. Passons sur le trottoir d’en face.


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