Le narthex

Promenade dans la salzbourg princiere

Le narthex

Nous allons entrer dans l’église par le beau portail de marbre. Nous nous retrouvons dans le hall c’est à dire dans la pièce surnommée Narthex et qui sert d’antichambre à l’église.

Il y a un instant nous étions devant un clocher et un portail baroque en rose et blanc. Et maintenant, nous nous retrouvons plongés dans une salle sombre et moyenâgeuse.
Admirons ces murs épais de pierre brute et les magnifiques nervures de sa voûte. Dans cet espace, nous avons le plus ancien témoignage religieux conservé à Salzbourg.

Quand nous avons dans le dos la porte par laquelle nous sommes entrés, nous voyons devant nous un grand portail surmonté d’un fronton. Observons ce dernier. Nous voyons au centre un personnage assis sur un arc et tenant dans sa main un livre ouvert. Il est entouré par deux personnages agenouillés le regardant. Celui de gauche tient une grande clef, tandis que celui de gauche tient un objet étrange et long. Il s’agit d’un sabre stylisé. Vous avez donc reconnu ces trois figures. A gauche, nous avons Saint Pierre avec la clef du paradis, à droite Saint Paul avec une épée et au centre, le Christ tenant le Nouveau Testament.
Observons plus attentivement le traitement de ce relief. Nous remarquons qu’il est un peu sec. Les plis des vêtements sont très réguliers et parallèles. Les visages sont stylisés et presque démunis d’expression, les poses sont très statiques et pourtant ce relief est très pur et sans détail inutile. Regardez aussi les arbres stylisés avec un oiseau, plus exactement une colombe sur le feuillage. Ils symbolisent le paradis. Ce relief fut sculpté vers 1160 à l’époque du roman. Et d’ailleurs, nous en rendons compte en regardant la forme du relief. Il a une forme de demi-lune soulignée par 2 bandeaux alternants le marbre rouge et blanc. La demi-lune ou forme d’un tonneau coupé en deux est typique du style roman.
Regardons sous la scène figurée. Nous voyons un bandeau ornemental représentant des entrelacs de vigne sortant à droite et à gauche de la gueule d’un monstre. Sans doute un loup. Il s’agit également d’une décoration sculptée propre à l’époque romane qui appréciait les monstres et les rinceaux. Les monstres symbolisaient bien sûr les enfers et faisaient naître un sentiment de peur chez le fidèle qui devait suivre le droit chemin pour éviter d’être damné.


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