Les fresques

Promenade dans la salzbourg princiere

Les fresques

Levez maintenant la tête vers la voûte pour en admirer la composition. Il y a trois grandes fresques qui racontent la vie de Saint Pierre. Les fresques et les décorations autour sont peintes dans des tons pâles quoi vont bien avec le peu de luminosité du bâtiment.
Regardons la première fresque, au dessus de notre tête juste après la grille. Au centre de la composition, en haut de quelques marches de pierre, nous voyons un ange avec de grandes ailes magnifiquement déployées. De la main gauche, il montre le chemin à un vénérable vieillard vers lequel il se tourne. Il est vêtu d’une grande robe bleu ressemblant à une tenue de moine et d’un long manteau jaune aux plis très élégants. Il s’agit Saint Pierre qui suit l’ange qui vient de le libérer de sa prison. D’ailleurs, dans la partie inférieure gauche, nous voyons les soldats romains, les gardiens de la prison, qui sont endormis. Ils sont reconnaissables à leur casque et à leur pantalon court.
Maintenant, marchons jusqu’au milieu de la nef sous la seconde composition peinte au plafond. Elle représente la scène la plus célèbre de l’histoire de Saint Pierre.

Levez la tête vers la composition et décryptons-la. Pour la peinture, nous voyons au centre un personnage dans un long manteau jaune : c’est Saint Pierre agenouillé devant le Christ en haut de quelques marches. Il porte son costume traditionnel : manteau bleu et robe rouge. Il lève une main vers les cieux et de l’autre tend des clefs à Pierre. On l’aura compris, Jésus montre le paradis à pierre auquel il donne les clefs. Admirez la composition. Elle est dominée par des tons très pâles et seuls les costumes des personnages ressortent dans des nuances vives de bleu, rouge et jaune. Les 2 protagonistes principaux sont entourés de plusieurs personnages qui ont des poses exagérées et même théâtrales. Il s’agit des apôtres qui assistent à la scène. Dans le ciel, nous voyons planer deux anges entrelacés aux couleurs très vives et aux ailes déployées. Nous distinguons aussi à côté des deux grands anges, deux petits angelots joufflus jouant avec une guirlande de roses. C’est un charmant détail indispensable à une peinture rococo. Cette scène est due à Johann Baptiste Weiss. Il fait partie de cette quantité d’artistes d’Allemagne du Sud qui voyagèrent à travers la Bavière, l’Autriche et jusqu’en bohème pour décorer les églises et les palais. Et avouons le, la qualité de cette peinture est bien supérieure à la fresque de l’église saint Michel que nous avons vue du même artiste. La peinture à fresque fut la grande spécialité des artistes germaniques au 18e siècle contrairement à la France qui à cette époque préféraient la peinture de chevalet et renonçaient à peindre les plafonds. Naturellement, pour ce faire, les Autrichiens s’étaient inspirés de la peinture Vénitienne qui dominait ce type de réalisations artistiques.

Abaissons le regard vers les hauts murs à droite ou à gauche. Ils sont également décorer dans la partie supérieures de grandes compositions peintes rectangulaires et assez sombres qui content la vie du fondateur du monastère : Saint Rupert.


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