Le Damrak, le premier grand magasin du pays

Promenade dans le centre historique d'amsterdam

Le Damrak, le premier grand magasin du pays

Nous voici revenus sur le dam. Prenons-le sur la gauche et dirigeons-nous vers le centre de la place, engageons-nous sur le damrak qui part à gauche entre la banque Amro et le grand magasin de Bijenkorf. Ce magasin, sorte de galeries Lafayette local, date de 1911 et est, à ce titre, le 1er grand magasin ouvert dans le pays. Il dispose au rez-de-chaussée d'une pâtisserie qui fait, dit-on, les meilleures tartes aux pommes de la ville.

Sur cette large avenue, nous sommes sur le Damrak Il mène à la gare que nous apercevons au fond de la perspective. C’est l’édifice de briques rouges et blanches qui ressemble à un petit château. Cette gare date de la fin du 19ème siècle et est située sur une partie de la ville prise sur la mer. On la doit à l'architecte de Cuypers. Quant au Damrak, c’est l’artère incontournable de la ville. Ne vous fiez pas à son allure de grand bazar, baigné d’odeurs de frites et peuplé d'un monde cosmopolite. Il a un réel charme et en longeant ses trottoirs, ne manquez pas de lever les yeux pour en regarder ses façades. Longeons le damrak en restant sur le trottoir qui borde le grand magasin de Bijenkorf. Continuons jusqu'à la fin de ce grand magasin et arrêtons-nous sur la petite place plantée d'arbres qui se trouve à l’extrémité du magasin.

De l'autre côté de l'avenue, admirons les façades des maisons. Au-dessus d'un rez-de-chaussée consacré au commerce, nous découvrons les formes caractéristiques de l'habitat amstellodamois. Cette avenue n'est pas très ancienne, la plupart des édifices datent de la fin du 18ème ou du 19ème et ont tous des points communs. Une loi municipale a établi, au début du 17ème, que chaque parcelle construite sur les bords d'un canal ne devait pas dépasser 8 mètres 50 de large. Elle doit en outre avoir sa porte principale en milieu de façade et 3 fenêtres. Chaque maison est indépendante des autres et a ses propres murs. Toutes ces maisons sont construites sur pilotis. Elles s'enfoncent dans le sol meuble jusqu'à la couche plus solide du sous-sol. Ces pilotis, à l'origine en bois, doivent faire l'objet d'une surveillance constante si on ne veut pas voir sa maison pencher vers l'avant ou même s'effondrer. Ainsi, les travaux du métro ces dernières années se sont révélés catastrophiques pour certaines parties de la ville et bien des maisons se sont enfoncées. Le seul élément qui différencie ces maisons les unes des autres, c’est le pignon, c'est-à-dire la partie haute de l’étroite façade. Ils servent la plupart du temps à cacher les toits et accueillent des décors qui vont évoluer au cours des siècles. Les plus anciens sont généralement les plus simples. Conçus en escalier, ils datent des 15ème ou 16ème siècles. Par exemple, vous pouvez prendre le temps de regarder le N°59.

Ensuite viennent des formes plus arrondies qui vont peu à peu s'allonger au 17ème comme des cous. On va d’ailleurs les appeler pignons à cous. Mais il n’y en a pas de visibles dans cette rue-là. Puis ils vont se galber pour devenir des pignons en cloche, comme c’est lecas du N°65. Là encore, vous pouvez prendre le temps de trouver ce N°65 et de le regarder.

Puis vient le 18ème siècle : et là ils vont recevoir un décor délicat de motifs végétaux un peu rococo, et adopter des formes courbes ou bien devenir étroits et maniérés. A cet égard, regardez le N°62. Tous ces pignons, y compris ce N°62, accueillent des poulies et des crochets qui servent toujours à monter par les fenêtres ce qu'on ne peut pas monter par les escaliers, généralement très étroits et raides.


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