L’Hôtel Croze Peyronetti

Promenade de decouverte d'aix-en-provence

L’Hôtel Croze Peyronetti

Continuons, mais d’abord faites un petit coup d’œil sur la rue des Marseillais, la seule à n’avoir pas changé de nom depuis 600 ans. Dans cette rue, les changeurs marseillais, qui venaient au moment des foires, avaient établi leurs comptoirs. Prenez la rue du Maréchal Foch en laissant sur votre droite cette rue des Marseillais. Passez sur le trottoir de gauche. Cinquante mètres plus bas, la rue Foch éclate en trois rues. Prenez la rue centrale, c’est la plus large et la plus droite des trois, c’est la rue Aude. Vous êtes maintenant au début de la rue Aude, sur le trottoir de gauche, descendez toute la rue Aude. En laissant, sur votre gauche, la petite rue de la Glacière. En route, remarquez le curieux portail au N°13, sur le trottoir de droite. Le N°13 est l’Hôtel Croze Peyronetti réalisé par Jean Lombard vers 1620. Juste un mot sur cet hôtel que l’on remarque tout de suite à cause de sa façade. Une façade étrange. Bizarre dit même certains. En fait maniériste ! C’est vrai qu’il y a du maniérisme, dans ce contraste marqué entre le portail décoré par un lourd bossage piqueté que l’on qualifie de « vermiculé » c’est à dire comme marqué par des « piqures de vers » et l’ordonnance des étages plutôt délicate comme le montre la belle frise qui relie les deux niveaux supérieurs. Mais, le maniérisme c’est aussi cela, c’est l’art de surprendre, de pousser une méditation sur la forme qui peut aller jusqu’à la bizarrerie. Dissonance, raffinement, malaise, caprice, on a tout écrit sur le maniérisme qui se définit aussi comme une sorte de seuil au-delà duquel le baroque explose.


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