Le cours Mirabeau

Promenade de decouverte d'aix-en-provence

Le cours Mirabeau

Et maintenant, quittons l’Hôtel Maurel de Pontevès pour aller du côté des Cafés, c'est-à-dire de l’autre côté du Cours. Et s’il faut joindre l’utile à l’agréable, alors allons vers une des institutions du Cours Mirabeau : le Café dit « Les deux Garçons » installé au 53 du Cours au rez-de-chaussée de l’Hôtel de Gantès. Pour vous y rendre, lorsque vous faites face à l’hôtel de Ponteves, laissez la façade de l’Hôtel Maurel de Pontevès sur votre droite et descendez le cours sur votre gauche. Allez jusqu’au niveau de la prochaine rue, la rue Frédéric Mistral.En chemin, quelques mots sur ce fameux cours Mirabeau. Car si Aix est connue, c’est souvent pour le Cours Mirabeau, comme Nice l’est pour la promenade des Anglais. Auparavant, on l’appelait le « Cours à carosses »  ou encore la «Place du Grand Cours». Et c’est pour honorer la mémoire de Gabriel-Honoré de Riquetti, comte de Mirabeau, révolutionnaire et grand orateur de l’Assemblée Constituante, qu’on changea son nom en « Cours Mirabeau ». Mais avant cela, c’est vers 1650 que le Parlement prit la décision de créer le Cours : il est donc contemporain du quartier Mazarin. L’idée était la suivante : il s’agissait d’abattre les remparts de la ville médiévale qui n’avaient plus de grande fonction défensive à l’ère des canons et d’aménager une large promenade plantée sur leur emplacement. Le cahier des charges est rigoureux, car il ne s’agit pas de faire un passage, mais une sorte de vitrine de la cité. Pour donner plus d’élégance, on exigea que les immeubles soient de même hauteur. La longueur  du Cours ? 44O mètres mais avec un tracé qui va s’évasant de l’entrée à sa tête. Pendant quelques décennies, le Cours restera aussi un espace protégé : on ne pouvait pas y faire n’importe quoi. Interdit de jouer aux quilles, par exemple, pour ne pas importuner les promeneurs. Comme le note un marquis à la fin du 17e siècle : « les gens de qualité s’y promènent en carrosse l’après-dîner, et le soir à pied». Au point qu’on interdira à un limonadier d’y établir son commerce. Trop populaire !! Seuls les « cafés », ces espaces très nouveaux et très chics, où on buvait cette drôle de boisson énervante, auront le droit de s’installer sur la noble promenade. Continuez à marcher jusqu’à l’angle avec la rue Frédéric Mistral.


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