La visite de l’église

Promenade le long des canaux d'amsterdam

La visite de l’église

Maintenant, revenons à l'édifice : quand on entre dans cet édifice, on est surpris par la hauteur. Car en fait, on a comme évidé les maisons pour restituer cette impression d’élévation qu’on trouve dans les églises catholiques.

Regardez en hauteur : vous voyez ces sortes de terrasses-balcons soutenues par ces énormes piliers. Ces tribunes permettent à un public nombreux de suivre les offices. Maintenant, dirigeons-nous vers le centre de l'édifice et regardons vers l'autel. Nous approchons d’un grand retable sans grand intérêt. Son style est baroque mais comme il est du 19ème, on dit dans ce cas qu’il est néo. Le 19ème était le grand siècle des styles néo : néo baroque, néo roman et surtout néo gothique. En fait, les pièces intéressantes se trouvent sur le mur à notre gauche. Regardez. Nous voyons 2 grands tableaux du 17ème siècle. Ils ont la particularité de représenter chacun, sur la même toile, 2 scènes différentes. Regardons le tableau le plus à gauche. Et maintenant, regardons dans la partie haute de ce tableau : là nous est raconté le «miracle de l’hostie». Voici en 2 mots ce dont il s'agit : nous sommes à Amsterdam le 15 mars 1345 : un homme mourant fit appeler le prêtre pour recevoir les derniers sacrements. Après avoir reçu la Sainte Eucharistie –c'est-à-dire après avoir pris l’hostie-, il vomit, et ce qu’il avait rendu fut jeté au feu, dans la cheminée. Mais après quelques instants, on s’est rendu compte que l’Hostie Sacrée était intacte et flottait dans les flammes. Alors bien sûr, on arrache l’hostie aux flammes et on la ramène dans l’église. Mais le jour suivant, on se rend compte que cette hostie a disparu de l’église et qu’elle est revenue flotter dans le feu de la maison. L’opération se répéta deux fois, avec le même résultat. Alors, le prêtre comprit qu’il s’agissait d’un miracle et qu’il devait être communiqué aux fidèles en accompagnant l’hostie en procession jusqu’à l’église. Ce qu’il fit et on peut dire que l’hostie, accepta dirons nous, de rester dans l’église. Depuis et jusqu'à la fin du 16e siècle, on célébrait ce miracle de l’hostie. Mais ces manifestations furent interdites en 1578 au moment de la réforme. Et maintenant, regardons la partie basse du tableau: nous reconnaissons une vue d'Amsterdam derrière ses remparts et son écluse. Beaucoup des clochers et des tours qui formaient le paysage ont maintenant disparu. Regardez, les remparts sont ponctués de moulins. En même temps qu'ils avaient une utilité dans l'économie de la cité, il servait aussi de tours de guet pour surveiller la mer et les abords de la ville. En tout cas, il est intéressant de voir la part importante de la ville qui donnait alors sur la mer. Allons voir le tableau de droite à présent: voyez la partie haute, elle nous montre l'empereur Maximilien visitant une chapelle et dans sa partie basse nous avons une vue du béguinage avec à gauche l'église anglaise. Nous reconnaissons très bien le clocher carré de l'église qui se trouve juste en face de la chapelle dans laquelle nous nous trouvons; vous la reconnaîtrez en sortant. Après la destruction de la chapelle consacrée à l'hostie miraculeuse au moment de la réforme, c'est la chapelle du béguinage qui fut considérée comme dépositaire de la tradition miraculeuse.


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