La sainte Catherine de Sienne

Promenade sur l'aventin et la basilique sainte sabine

La sainte Catherine de Sienne

Maintenant, faisons face à l’abside et rendons-nous dans la nef latérale de gauche. Là, un grand arc de marbre brun orangé ouvre sur une chapelle secondaire, dédiée à sainte Catherine de Sienne. Nous vous y attendons.

Catherine de Sienne, religieuse dominicaine, vécut au 14ème siècle. Célèbre par ses extases mystiques, ses révélations et ses écrits, elle est considérée comme une figure majeure de l’Eglise. De nombreux souverains et papes lui demandaient ses judicieux conseils, qui permirent souvent de régler des situations parfois difficiles. Catherine de Sienne est enterrée à l’église Santa Maria sopra Minerva, dans le quartier de Champs de Mars, à découvrir au cours d’une autre promenade. La chapelle que nous voyons ici fut décorée en 1671, et son riche décor baroque contraste fortement –trop fortement même- avec la simplicité du reste de l’église. Nous y voyons un grand tableau représentant la Vierge du rosaire, évoquée lors de notre introduction à l’histoire de l’édifice. Cette œuvre est d’un artiste baroque romain, Gian Battista Salvi. Comme nous le voyons, le rosaire est constitué de 15 groupes de 10 grains, chacun représentant un « Je vous salue Marie. » La récitation de chaque dizaine est précédée d’une méditation sur un des mystères de la Vierge. Mais habituellement, les gens ne récitent que cinq dizaines du rosaire : c’est ce qu’on appelle le chapelet. Et c’est l’ordre dominicain qui serait à l’origine de cette dévotion si répandue.

En revenant dans la nef centrale et en regardant vers les portes par lesquelles nous avons pénétré dans l’édifice, nous découvrirons sur le mur surmontant ces portes le reste d’une grande mosaïque du 5ème siècle.

Il s’agit d’une inscription en vers latins, faite de belles lettres dorées sur un fond turquoise. Ce texte évoque les mérites de Pierre d’Illirie, le fondateur de la basilique, et du Pape Célestin 5, qui la consacra. Les vers sont encadrés des deux côtés par deux figures féminines. L’une, à gauche, représente les juifs convertis à l’église, et l’autre, à droite, les « gentils », c’est à dire les convertis issus des nations païennes.


<< 7 - La structure de l’ég...         9 - Le cloître du couven... >>

Sommaire complet du dossier :