La Porte de la Neva

Saint-petersbourg : la forteresse pierre et paul

La Porte de la Neva

La visite de l’église est terminée et nous allons maintenant en sortir en utilisant le parcours obligé : la porte de sortie se trouve à l’exact opposé de l’endroit où nous nous trouvons. Tournons le dos à la chapelle des derniers Romanov et remontons la nef jusqu’à l’iconostase. Une fois, près de l’iconostase prenez-la à gauche et longez là jusqu’au bout : vous arrivez droit sur la porte de sortie. Au-delà vous vous trouverez face à des présentoirs de livrets et autres produits touristiques.

Passez les stands de livrets et autres produits touristiques et prenez la porte à votre gauche : elle donne sur l’extérieur. Rejoignez la place du parvis de l’Eglise et mettez-vous face à l’hôtel de la Monnaie.

Nous sommes donc sur la place de l’Eglise, face à l’hôtel de la Monnaie. Nous allons maintenant rejoindre le débarcadère de la forteresse qui donne sur la Néva. Pour cela, il nous faut tout d’abord prendre l’allée qui part sur notre gauche et aller tout droit jusqu’aux murailles.

Nous voilà face aux murailles : prenons maintenant l’allée qui part vers la gauche. Un peu plus loin sur votre droite, vous verrez une porte monumentale qui perce les remparts. Elle est surmontée d’un tympan triangulaire dans lequel est inscrite la lettre E (initiale de Catherine qui se dit Ekaterina en russe) Retrouvons-nous sous cette Porte.

Nous sommes maintenant sur le point de passer sous la Porte qui mène au débarcadère de la forteresse, sur la Neva. D’où le nom de cette Porte dite Porte de la Néva. Avançons sous la porte et avant d’en ressortir côté Neva observons le mur qui se trouve à notre droite. Nous y voyons des lignes de niveau accompagnées de dates gravées dans la pierre. Ces lignes indiquent le niveau atteint par la Néva lors des plus grandes crues, et les dates correspondent aux années de ces crues, à l’origine des terribles inondations de Saint-Pétersbourg. La plus importante date de 1824 : Le niveau de l’eau est monté de 4,14 mètres. Cette crue, très dévastatrice en hommes et en biens, a tant marqué les esprits que le Poète Pouchkine en a tiré un long poème en vers « Le cavalier d’Airain ». Ces inondations ont toujours lieu en automne quand les vents soufflent dans le sens contraire au cours de la Néva et force l’eau à faire du surplace. Comme le niveau des terres est à peine supérieur au niveau du fleuve, les eaux s’étalent vite dans la ville. Et quand elles se retirent, elles emportent tout avec elles, sauf ce qui est solidement ancré dans le sol russe, comme le Cavalier d’Airain, cette statue en bronze qui représente le tsar Pierre 1er. Franchissons cette porte et rejoignons la Néva.

Nous sommes maintenant sur le débarcadère unique de l’île aux Lièvres. Les bateaux y accostaient et ils livraient des marchandises et des biens de toutes sortes nécessaires à la vie dans la citadelle. Nous allons parler de ce lieu, et du panorama qui nous entoure. C’est là qu’on embarquait des détenus de la prison de la forteresse Pierre et Paul vers une autre forteresse, celle de Schlüsselburg située à la source de la Néva, près du lac Ladoga. Cela se faisait de nuit. Là-bas, les prisonniers pouvaient, soit être maintenus enfermés, comme l’a été la 1ère femme de Pierre 1er, soit être exécutés comme le fut Alexandre Oulianov, frère aîné de Lénine. Aujourd’hui, plus aucun bateau ne s’y arrête et le lieu est essentiellement touristique. Admirons la façade des palais situés de l’autre côté de la Néva. Ce paysage de bord de l’eau est limité de part et d’autre par un pont, le pont de la Trinité à gauche et le pont du Palais à droite. Faisons glisser notre regard le long de la rive opposée en commençant par la gauche : avec le Pont de la Trinité. C’est un pont métallique qui a été construit vers 1900. Ce pont relie l’île Petrograd, qui s’étend derrière l’île aux Lièvres, au centre de Saint-Pétersbourg. Juste après le pont, sur la rive opposée de celle où nous nous trouvons, se trouve le palais de marbre qui doit son nom à sa façade en marbre des niveaux supérieurs. Beaucoup plus à droite, avant le pont du Palais, se trouve tout un ensemble de bâtiments, 5 en réalité, mais 4 sont visibles d’ici, qui constituent aujourd’hui l’Ermitage de tous ces bâtiments, le plus remarquable et le plus ancien est celui le plus à droite. Il se remarque par ses colonnes blanches monumentales qui contrastent avec les façades vertes, et par ses statues qui dominent le toit. Il s’agit du Palais impérial ou Palais d’hiver, qui date de l’impératrice Elisabeth. Revenons au débarcadère. Cet endroit est aujourd’hui prisé par les Russes qui viennent y prendre le soleil en été comme en hiver. Cette porte date de 1730 et fut agrandie en 1785 (d’où le E de Ekaterina que nous avons remarqué de l’autre côté de la Porte). Elle se présente comme un portique classique tel qu’on entrouve à Sain t-Pétersbourg depuis le règne de Catherine: 2 colonnes jumelées qui reposent sur d’énormes blocs de granit venu de Carélie et l’inévitable fronton triangulaire coiffant ces colonnes. De part et d’autre de cette porte, il y a un bastion qui avance sur le fleuve. Vous remarquerez que toute cette partie de la muraille qui donne sur la Neva est non plus en brique, mais en pierre. En effet cela date des efforts faits pour renforcer les rives de la Néva et lutter contre les débordements du fleuve. Et pour finir sur cet endroit : C’est du bastion qui se trouve à votre gauche que chaque jour est tiré un coup de canon à blanc, à midi pile. Attention à vos oreilles si vous vous trouvez dans les parages à cette heure-là de la journée!


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